Certaines formations digitales ont connu des succès tels que le quotidien des enseignants à l’origine de ces projets a profondément changé.
Cécile Dejoux est d’abord une enseignante au sens classique du terme : « Je suis professeur d’université, c’est-à-dire fonctionnaire. Au quotidien, j’occupe la fonction de responsable du master RH au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) tout en étant également enseignant-chercheur affiliée à ESCP Europe ». Mais depuis quelques années, Cécile Dejoux est aussi devenue une véritable icône dans le domaine des #Mooc.

Avec un succès inattendu : depuis 2013, ses Mooc « Du manager au leader agile » et « Du manager au leader 2.0 » ont été suivis par 110 000 apprenants. Et sa prochaine #formation sur le Manager designer, qui sortira en février 2017, devrait encore de faire augmenter le nombre d’apprenants. Ce chiffre de 110 000 peut être mis en perspective avec le nombre d’étudiants inscrits à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2016 : 42 000.

Surprise, un autre enseignant a réussi à rassembler encore plus d’élèves. Rémi Bachelet, docteur en sciences des organisations, professeur à l’Ecole Centrale de Lille, a réuni depuis 2013 pas moins de 130 000 élèves autour de Mooc sur la gestion de projet. Un succès qui est le fruit d’une conviction : les enseignants à l’instar des évangélistes doivent diffuser leur savoir au plus grand nombre pour lutter contre le chômage et créer des opportunités de carrière.

Une situation partagée par Cécile Dejoux. « Je vois concrètement comment mes cours changent la vie des gens. Ils redonnent confiance à des personnes qui avaient perdu le goût d’apprendre, ils ont permis à certains d’obtenir de nouvelles compétences, de se réorienter. Je pense par exemple à un salarié d’EDF qui est désormais devenu #formateur« .

« Je reçois tellement de foulards de mes élèves que j’ai de quoi remplir plusieurs tiroirs »

Détail amusant, l’enseignante porte systématiquement des foulards chamarrés lors de ses cours, ce qui lui permet d’avoir une véritable « marque de fabrique ». Résultat : « J’en reçois énormément de la part de mes élèves et j’ai maintenant de quoi remplir plusieurs tiroirs ! »