Internet a révolutionné l’accès au savoir. Comment le monde de l’ n’en serait-il pas bouleversé? Les institutions évoluent certes lentement et l’arrivée de nouvelles technologies, comme les MOOCs, n’a eu jusqu’ici qu’un impact limité. Tout indique pourtant que nous sommes à l’aube de grands changements. Ce ne sont simplement pas les nouveaux outils qui vont changer la donne, mais l’évolution en profondeur des sociétés et des économies.
 Les systèmes éducatifs d’aujourd’hui, rappelle-t-il, se sont développés avec la révolution industrielle. Et ils en portent la marque : des enfants assis en rang, qui doivent suivre les consignes, se montrer ponctuels et assidus, tout cela sous la houlette d’un (contre-)maître, cela ne vous rappelle rien ? « Une partie des arguments utilisés pour faire accepter aux élites de l’époque le développement de l’école publique, c’est l’idée que des enfants éduqués donneraient des travailleurs plus dociles et plus productifs. L’éducation à grande échelle n’a pas été créée pour motiver les enfants ou pour former des savants. Elle a été inventée pour former les adultes destinés à faire fonctionner un certain système économique. L’échelle était plus importante que la qualité, exactement comme dans le monde industriel d’alors. »
La n’engendre pas vraiment une nouvelle demande, explique Witte, mais « elle crée des possibles et des choix multiples : les classes virtuelles, le tutorat via Internet et le chat vidéo, la mise en commun de contenus de savoir par les internautes, les services de traduction basés sur le croisement de sources, les services interactifs d’auto-. D’autres offres de , de la programmation à l’entraînement cérébral, poussent comme des champignons et, partout dans le monde, ce sont les particuliers qui décident d’, de leur plein gré. »
La série d’articles qui s’ouvre avec celui que vous avez sous les yeux examinera quelques-unes de ces évolutions. ParisTech Review y a déjà consacré plusieurs textes : la ludification de l’apprentissage avec les serious games, l’essor des MOOCs, les découvertes des neurosciences sur les manières d’apprendre, mais aussi l’avènement de la production collaborative, qui ouvre sur un nouveau rapport au savoir. Un système d’enseignement secondaire « base zéro », volontairement déconnecté de toutes les structures existantes, a même été imaginé. Mais beaucoup reste à faire pour donner un peu d’intelligibilité au bouillonnement intellectuel actuel autour de ces questions.

Cette en quatre volets tente de réaliser un état des lieux de la révolution éducative en cours. fait partie des sites incontournables pour ceux qui veulent suivre les transformations du monde.

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