Un professeur de l’université Georgia Tech a remplacé un de ses assistants par un robot. Les étudiants n’y ont vu que du feu. De quoi relancer le débat sur la place l’intelligence artificielle dans les métiers de l’#éducation.
En mai dernier, le professeur Ashok Goel, de l’université Georgia Tech aux Etats-Unis, a recruté un assistant d’un type un peu particulier pour son cours sur l’intelligence artificielle. Jill Watson, la nouvelle “teaching assistant”, était tout bonnement… un robot, chargé de répondre aux questions les plus fréquentes des étudiants. Sans que ceux-ci ne se doutent de rien – pendant tout un semestre !

Un camouflage efficace

Les étudiants n’y ont vu que du feu. Cette expérience soulève plusieurs questions quant à l’implication grandissante de l’intelligence artificielle dans de nombreux métiers, et désormais dans l’éducation. Les robots sont-ils vraiment capables de prendre la place des professeurs ? Ne sont-ils là que pour les décharger de tâches routinières ou pourraient-ils à terme “enseigner” ?

Une éducation au rabais ?

D’autres sont plus sceptiques. Nell Watson, une entrepreneure dans les nouvelles technologies, émet des doutes quant à la capacité de l’intelligence artificielle à évaluer un étudiant qui ne réfléchit ou ne s’exprime pas de manière conventionnelle.

En attendant, le professeur Ashok Goel compte bien renouveler son expérience auprès de ses étudiants. Ceux-ci seront désormais au courant de la présence d’un robot parmi les assistants, mais ne sauront pas son nom. Seront-ils capables de le repérer ?