Éliminer les emballages superflus, bannir l’envahissant plastique, réduire son empreinte carbone, privilégier les circuits courts et équitables, respecter l’environnement et le vivant, voilà quelques-unes de nos préoccupations de citoyen responsable. Et si nous étendions ces bonnes intentions à la formation, ça donne quoi l’écologie de la formation ?

 

Préserver l’énergie des apprenants

La formation peut à son petit niveau réduire la consommation d’énergie nécessaire pour apprendre en s’alignant sur nos mécanismes naturels d’apprentissages. Regroupées sous l’appellation neuropédagogie ou neuro-learning, les méthodes pédagogiques soucieuses d’économiser notre charge (mentale déjà bien sollicitée par ailleurs) permettent d’atteindre les mêmes objectifs avec la même efficacité en demandant moins d’effort aux apprenants en :

  • activant plus facilement notre attention ;
  • améliorant notre mémorisation ;
  • renforçant notre motivation.

Ces nouvelles approchent sont faciles à mettre en œuvre lors de la conception pédagogique, mais nécessitent que les formateurs et les apprenants lâchent un peu prise avec leurs habitudes.

 

Réduire le temps

Encore plus précieux que nos données que nous donnons sans compter, notre temps d’attention est l’objet de toutes les attentions marchandes.

Pour réduire le temps d’une formation, il faut accepter de ne pas traiter de façon exhaustive tout ce que l’on peut savoir d’un sujet, mais de s’arrêter sur ce que l’on doit en savoir. La différence est parfois de taille.

Il faut alors faire la distinction entre l’indispensable et le facultatif, mais aussi se plier à l’exercice de faire le résumé du résumé, et ceci aussi souvent que possible.

Ne nous y trompons pas, se former prend et prendra toujours du temps, inutile d’espérer pouvoir faire rentrer 1 heure de formation dans un format magique de 10 minutes. La seule solution pour réduire le temps de formation est de tailler dans le gras !

 

Réduire le stress

Prendre soin des apprenants, c’est aussi limiter les sources de stress.

Pour cela, les émotions positives sont vos alliées :

  • joie : par des petites doses d’humour ;
  • plaisir : par des feedbacks positifs ;
  • surprise : par une approche décalée.

Elles favorisent :

  • la performance ;
  • la créativité ;
  • la curiosité et l’exploration ;
  • la mémorisation.

À l’opposé, il faut faire la chasse aux irritants :

  • surcharge cognitive : par des contenus trop lourds ou trop complexes ;
  • doute, peur de l’échec : par la récompense du résultat plutôt que de l’effort ;
  • incompréhension : par une absence de feedback et d’accompagnement ;

qui provoquent :

  • la confusion ;
  • le repli, la fuite ;
  • l’agressivité.

Le stress est annoncé comme étant le mal du siècle. Il est assez aisé de ne pas l’augmenter inutilement lors des formations en restant réaliste sur les réels enjeux de la formation et en étant d’un niveau d’exigence raisonnable vis-à-vis des apprenants.

 

« Faisons de la formation un moment respectueux » — Allain Bougrain-Dubourg

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