Nul doute, la transformation #numérique de l’#éducation est en marche. Cependant, ce bouleversement n’est pas sans poser de questions, notamment parce qu’il met en évidence le fossé qui existe parfois entre les nouvelles technologies et la réalité du terrain. Celui-ci est notamment apparu lors du salon EduSpot dont la première édition se déroulait au Palais des Congrès à Paris, les 8, 9 et 10 mars 2017.

Nouvelles technos vs réalité de terrain

Côté nouvelles technologies, la réalité virtuelle commence à se frayer une place dans l’enseignement, tandis que l’intelligence artificielle trouve dans l’éducation un terrain naturel d’application, comme l’explique le chercheur Yves Demazeau, président de l’Afia (Association française pour l’intelligence artificielle), évoquant par exemple l’#apprentissage profond ou la personnalisation de la #formation.

Enjeux juridiques, pédagogiques, sociétaux

Outre les défis technologiques et financiers que doivent relever les acteurs du monde de l’éducation pour produire des outils adaptés (et utilisés) dans les classes, les enjeux sont également d’ordre juridique.

Plus largement, l’enjeu porté par le numérique est profondément sociétal : comprendre la pensée informatique va se révéler essentiel pour ne pas être laissé pour compte dans une société où les objets connectés et les algorithmes vont prendre une place considérable dans les années à venir. D’où l’importance d’enseigner non seulement l’informatique et le code aux plus jeunes, mais véritablement la pensée informatique elle-même, comme le prône notamment Sophie Pène, vice-présidente du Conseil national du numérique.

Face à ces enjeux, les initiatives individuelles se multiplient ici et là, sous l’impulsion de start-up, d’enseignants, parfois d’établissements. Pour autant, même dans une université investie en matière de numérique comme l’est Paris Descartes, seuls 10 % des enseignants fondent aujourd’hui leurs cours en amphithéâtre sur le BYOD (bring your own device), estime son chargé de mission EdTech Thierry Koscielniak. Voilà donc le principal défi auquel sont désormais confrontés les acteurs de l’éducation engagés dans le numérique : le passage à l’échelle, de manière à permettre à toutes et tous d’entrer de plain-pied dans cette révolution.