Ce titre paraîtra sans doute provocateur à certains lecteurs mais il vise à poser les bases d’une réflexion concernant les écoles de management et d’ingénieurs. En effet, ces écoles ont toutes pour mission de former des étudiants employables et opérationnels, et ce quel que soit le secteur.

Comment mesurer le « apprendre à apprendre » ?

La première consiste à savoir comment identifier les besoins à moyen terme des entreprises, tant en termes de compétences techniques et relationnelles, que de connaissances « actionnables ». Les différents échanges avec les entreprises sont au final peu nombreux et ces dernières sont parfois également en pleine réflexion pour savoir ce dont elles auront besoin dans le futur.

Comment doser les hard et soft skills ?

La seconde problématique consiste aussi à déterminer un équilibre très subtil entre les « hard skills » et les « soft skills » (développement personnel, savoir-être, langues, interculturel, etc.). Les programmes de ne sont pas extensibles et des arbitrages sont souvent nécessaires entre les deux types de savoirs et compétences.

Digital natives ou digital workers ?

Enfin, la dernière problématique consiste à souvent partir d’un postulat que les étudiants sont tous « natives » sans que ce concept ne soit très bien défini et donc mesuré en termes de compétences et d’attentes pédagogiques. Les étudiants seraient tous à même d’utiliser des outils numériques dans leur car ils sont tous ultra connectés sur les réseaux sociaux et multi devices au niveau des outils utilisés dans le cadre de leur apprentissage.

Il convient là également d’approfondir notre connaissance de la capacité des étudiants à utiliser des outils numériques dans un contexte d’apprentissage et de travail en mode projet pour veiller à ne pas créer une fracture au sein de nos établissements.