Marie Christine Levet (Educapital): «L’edtech française, une priorité politique et sociétale» | L’Opinion

Marie Christine Levet (Educapital): «L’edtech française, une priorité politique et sociétale» | L’Opinion

En 1990, le World Wild Web est annoncé. En près de 30 ans, la digitalisation a disrupté, avec la puissance irrépressible d’un tsunami, des pans entiers de l’économie, faisant naître de nouveaux champions capables de changer les règles. Seule l’école de la République n’a pas changé depuis Jules Ferry, sauf la couleur du tableau noir qui est devenu blanc : seulement 3 % du secteur de l’#éducation est digitalisé. Pourtant, 60 % des élèves de primaire feront demain un métier qui n’a pas encore été inventé, alors même que 50 % des emplois seront transformés ou supprimés, dans les années à venir.

Educapital est le premier fonds d’investissement européen dédié au secteur de l’éducation et de la #formation

Education digitale. Un élève passe en moyenne 1 500 heures par an devant des écrans, contre 900 heures en classe : un fossé s’est déjà creusé. Pour réconcilier les deux mondes, nous devons utiliser les avancées de l’intelligence artificielle, des sciences cognitives, du big data, des plateformes de partage, pour permettre une éducation de qualité, globale, accessible à tous, collaborative, fondée sur le partage d’expérience, individualisée, qui s’adapte aux besoins, aux acquis et aux désirs de chacun. Aujourd’hui les enjeux de l’éducation digitale sont vitaux : plus de 7 milliards de dollars ont été investis depuis 2015 dans l’edtech, dont 90 % aux Etats-Unis et en Chine. La Chine qui annonce 30 milliards d’investissements dans les start-up de l’edtech d’ici 2020. En France, c’est maintenant qu’il faut agir pour ne pas laisser l’éducation de nos enfants à des géants venus d’ailleurs.

2018-01-01T20:39:42+01:00novembre 23rd, 2017|Categories: Curation triée, Technologie|Tags: , |0 commentaire

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