La population de cet univers virtuel, véritable phénomène dans les années 2000, aurait augmenté de 28 % suite au confinement. Parmi les nouveaux venus : des artistes, des professeurs et des entrepreneurs en mal de rassemblements.

Lancé en 2003, ce poussiéreux métavers – ou univers virtuel – n’attirait plus grand monde. Jusqu’à la pandémie de Covid-19… En nous privant de contact social, le confinement a provoqué un regain d’intérêt pour les activités virtuelles. Kantar, un cabinet d’études basé au Royaume-Uni, estime que l’usage des réseaux sociaux a augmenté de 61 %. Quant aux jeux vidéos, ils ont vu leur utilisation bondir de 75 % en Espagne, en Italie, en Chine et aux États-Unis, selon une étude de l’entreprise AcuityAds.

UNIVERS VIRTUEL, ÉCONOMIE RÉELLE

La plateforme permet également d’organiser de nombreux événements culturels. Comme ce jour de mai 2007 où George R.R. Martin, auteur de la saga Game of Thrones, s’est adonné à une lecture publique de son nouveau livre dans le tout numérique Bantam Dell Book Shop & Cafe.


 

UNE SECONDE VIE LIBÉRÉE DES CONTRAINTES DE LA PANDÉMIE

Selon Ebbe Altberg, le PDG de Linden Lab, son monde virtuel aurait gagné près de 252 000 habitants depuis le début de la pandémie. Soit un accroissement de 28 % de sa population, qui la rapproche à nouveau du fameux million des années 2000. La communauté francophone aurait, quant à elle, vu ses rangs grossir de quelques 27 000 nouvelles têtes.
“Bien sûr, il existe déjà de très bons outils comme Zoom, Skype ou Google Hangouts, expliquait alors Ebbe Altberg au média américain Skift. Mais nous fournissons aux utilisateurs un degré d’immersion supplémentaire, ainsi que la possibilité de créer des environnements qui rendent les réunions bien plus intéressantes que de regarder des visages au travers d’une webcam.”

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Repéré depuis https://www.wedemain.fr/Second-souffle-pour-Second-Life-pionnier-des-mondes-virtuels_a4721.html