Si le principe de la classe inversée n’est pas nouveau, l’approche pédagogique a pris de plus en plus d’ampleur ces dernières années grâce aux innovations technologiques. Son concept ? Apprendre la théorie individuellement et à distance avant de mettre en pratique les acquis en groupe. Focus sur les bénéfices et les bonnes pratiques à mettre en place pour réussir une formation inversée.

Comprendre les avantages

L’objectif de la classe inversée ? Apprendre à distance les contenus en fonction de ses besoins et optimiser le temps en salle en le consacrant à l’échange, l’expérimentation, le retour sur des cas pratiques et les travaux de groupes. « Grâce à cette approche, les stagiaires apprennent à leur rythme, valident en amont l’acquisition de leurs savoirs etarrivent en salleavec un niveau de prérequis sur un sujet qui est homogène, rendant plus efficaces les travaux pratiques et les séquences actives« , explique Philippe Gil, co-fondateur du cabinet de conseils IL&DI. Réécouter un podcast, revoir une vidéo ou répondre à un quiz en ligne… La technologie a permis de démocratiser et de rendre accessible à moindre coût cette pédagogie qui peut être adaptée à toutes les thématiques de formation, dès lors que l’on peut y extraire un domaine théorique.

S’interroger sur la valeur ajoutée

La première question à se poser en amont de l’organisation d’une classe inversée est la suivante : au sein de la formation présentielle, qu’est-ce qui est « encapsulable » et peut-être mis à disposition des apprenants à distance ? Un formateur qui explique un concept théorique à l’aide d’un slide n’exige pas la présence des stagiaires : cette intervention peut en effet être captée en vidéo et diffusée à distance. L’organisation ultérieure d’un chat permettra, par exemple, de répondre aux éventuelles questions.

Scénariser le distanciel

Pour être efficace, la formation en ligne ne doit pas être passive. Dans cette optique, il est essentiel de mettre les apprenants à distance en situation d’apprentissage à travers des quiz, des travaux dirigés, des exercices… L’objectif ? S’assurer que la ressource consommée n’est pas morte, mais bien une ressource qui induit de l’interaction et de la réflexion.“Les possibilités offertes par la technologie sont aujourd’hui multiples pour scénariser la pédagogie à distance : partage en ligne de documents, séance de classe virtuelle, extrait de serious game, vidéo animée, forum…« , indique Philippe Gil.

Optimiser le présentiel

Autre question à se poser : quelles méthodes peuvent être déployées pour que le savoir acquis à distance soit mis en œuvre de façon concrète dans le cadre de la formation présentielle ? “Des applications de brainstorming ou des outils collaboratifs comme Klaxoon sont intéressants à utiliser pour créer une dynamique de groupe et accroître la participation“, illustre-t-il. A noter qu’il est important de prévoir une séquence post-formation en salle qui permettra de revoir l’ensemble des points clés qui ont été abordés. Celle-ci permettra notamment de mieux ancrer les apprentissages dans la durée. « Dans ce cadre, le mobile learning est particulièrement adapté« , conclut-il.

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Repéré depuis https://www.exclusiverh.com/articles/blended-learning/formation-comment-reussir-une-classe-inversee.htm