Apprendre à apprendre, quelle place pour le numérique ? – Par Michèle Drechsler | Thot Cursus

Apprendre à apprendre, quelle place pour le numérique ? – Par Michèle Drechsler | Thot Cursus

Avec le numérique de nouvelles perspectives s’ouvrent à l’enseignant qui peut utiliser de nouveaux outils, des ressources numériques pour scénariser ses séances et créer des conditions et des situations d’apprentissage avec le . Comme pour tout outil didactique, l’enseignant doit pouvoir tirer parti du numérique dans ses pratiques de classe, générer les occasions d’augmenter l’efficacité de sa pédagogie au quotidien dans les différents contextes de sa classe.

L’intégration des sciences cognitives dans les pratiques pédagogiques ne peuvent pas faire l’impasse des outils numériques. Ils permettent une meilleure efficacité de :

  • La mémorisation
  • L’implication active par le biais de la situation d’ créée par l’enseignant avec un « learning design » adapté.
  • La différenciation des parcours avec des ressources numériques interactives adaptées
  • La personnalisation des apprentissages avec la mise en place de parcours intégrant les ressources numériques, des outils de suivi (portfolio). Personnaliser l’apprentissage n’est pas juste offrir aux apprenants une panoplie de ressources d’apprentissage c’est aussi s’interroger sur la notion même de la personnalisation de l’apprentissage et en dégager des principes directeurs avec un pédagogique adapté. C’est aussi opérationnaliser ces principes et les expérimenter dans des dispositifs d’apprentissage dans un contexte donné. C’est prendre en considération le profil de la personne apprenante en lui offrant une formation sur mesure et adaptée à ses connaissances et compétences préalables. Cela suppose de pouvoir guider les concepteurs/enseignants, décideurs de sur les conditions à mettre en place pour implanter avec succès de tels dispositifs, concevoir des parcours, l’enseignant devenant « scénariste » avec des ressources numériques.
  • La multimodalité associant « images, sons, textes ». L’enjeu est de penser et de proposer des « contextes variés d’apprentissage ».

Avec le numérique, ne peut-on pas générer ces « révolutions minuscules » ou ces « petits moments magiques », qui bousculent les certitudes et qui « boostent » la réflexion des élèves comme le disait si bien Jean Pierre Astolfi, et qui permettent aussi une réflexion des enseignants sur les différentes façons d’apprendre? Ces moments de manipulation via les interfaces numérique et en liaison avec l’apprenant directement concerné, ne sont-ils pas une façon de faire vivre concrètement dans l’action, l’expérience de ce qu’un savoir en construction produit comme surprise et inspiration ? Nous pouvons repenser ici à ce que Louis Legrand appelait une « de l’étonnement » et Georges Snyders « la joie à l’école » !

 

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