À l’heure où le Digital Learning prend ses marques dans le paysage de la formation, il est bon de rappeler qu’en 2015 presque 80 % des formations se faisaient toujours en salle*. La formation 100 % à distance a beaucoup fait rêver, avant de montrer ses limites. On comprend mieux pourquoi le blended-learning (appelé aussi apprentissage mixte), annoncé comme le meilleur des deux mondes, est en bonne voie de démocratisation. Alors quoi de neuf dans les salles ? Et pour les formateurs, comment devenir 2.0 ? Mixage.

* enquête e-Doceo 2015


Des outils pour quoi faire ?

Les formateurs ont toujours utilisé des outils pour animer et dynamiser les formations en salle. Toujours très efficaces, les post-its sont encore là pour longtemps. Toutefois, la palette d’outils numériques disponibles est désormais très vaste, et ces outils sont de plus en plus intéressants et utiles, notamment pour :

  • préparer des supports pédagogiques plus attractifs que les vieillissants PowerPoint.
  • Capitaliser des documents, des sources d’information et les partager.
  • Réaliser des activités pédagogiques interactives, ludiques et diversifiées.
  • Interagir en temps réel avec les participants, même si ceux-ci sont nombreux.
  • Produire en séance des documents coconstruits.
  • Rester en contact avec les participants.
  • etc.

Sans vouloir transformer la formation en enchaînement hétéroclite d’utilisation d’outils, leur introduction à dose raisonnable permet de consolider les deux piliers d’une formation réussie : l’attention et la mémorisation.


Comment intégrer les outils dans ses stratégies pédagogiques ?

Avant de se lancer dans l’utilisation d’un nouvel outil, il convient de s’assurer qu’il répond aux 3U correspondant à Utile, Utilisable, Utilisé :

  • UTILE : il comporte un réel intérêt pédagogique, il facilite la compréhension, il stimule l’attention, il est attractif.
  • UTILISABLE : sa mise en œuvre est simple, il est fiable, sa prise en main facile et rapide.
  • UTILISÉ : il répond à de vraies attentes, les participants ne rechignent pas à s’en servir, il apporte un vrai plus et ses résultats sont mesurables.

Une fois les outils testés et sélectionnés, si pour l’un d’eux la question qui se pose est « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire avec ? », alors oubliez-le. J

Si par contre la question est « est-ce que j’accepte de quitter ma zone de confort et que j’utilise cet outil à la place de… », alors foncez ! Car vous avez non seulement trouvé un bon usage de cet outil, mais l’envie est là. Pour vous rassurer (ou pas…), sachez que presque à chaque fois que vous allez utiliser un nouvel outil, vous allez rencontrer des soucis. Ne l’abandonnez pas trop vite pour autant, la deuxième fois sera certainement la bonne. Per-sé-vé-rez !


Quels outils utiliser ?

Ils sont trop nombreux pour tous les citer. Nous vous livrons là les « pépites » :

  • Kahoot : pour créer des quiz, des sondages, des jeux.
  • Plickers : comme kahoot, mais cette fois-ci sans même utiliser les smartphones des participants avec de simples cartes imprimées.
  • Padlet : pour faire des séances créatives de post-it.
  • Slides : pour dire adieu simplement et efficacement à vos PowerPoint.
  • Prezi : pour donner du dynamisme à vos présentations.
  • Pearltrees : pour capitaliser et partager des documents et des contenus web.
  • Coggle : pour créer des cartes mentales en live.

On vous a gardé le meilleure pour la fin, l’application qui permet de numériser un mur de post-its et de le retravailler ensuite : Post-it PLUS.

Au final, « outils or not outils », n’oubliez pas que les compétences pour être formateur 2.0 ne sont pas que techniques, et nécessitent également de nouvelles aptitudes. Mais on garde cela pour un autre épisode !

 

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