Avant que Wikipédia, Google et l’ensemble d’internet ne soient accessible d’une caresse d’index, tout ce que vous ne saviez pas avait beaucoup de valeur. Aujourd’hui, tout ce que vous ne savez pas est disponible sans effort. La compétence importante de notre nouvelle ère numérique n’est plus d’accumuler toujours plus de savoirs, mais de savoir apprendre efficacement et rapidement tout ce dont vous avez ou aurez besoin pour rester en phase avec le monde. L’apprenance, le néologisme à la mode, définit la capacité d’apprendre à apprendre. Départ d’une course sans fin…

 

Pourquoi apprendre ?

Les motivations pour apprendre peuvent être très différentes d’un individu à l’autre : se faire plaisir, progresser dans un domaine, changer de regard ou de façon de faire, se distinguer, briller,… mais le processus d’apprentissage est le même pour chacun, et se résume par cette formule : A = E x T

Apprentissage = Effort x Temps

Les efforts et le temps à consacrer pour apprendre peuvent varier d’une personne à une autre, cela dépendra de ses connaissances initiales sur un sujet, de sa motivation, de l’adéquation avec ses processus cognitifs, mais l’apprentissage est toujours proportionnel à l’effort et au temps consacré.

Apprendre nous transforme, nous renforce, nous enrichit, et permet de se doter des compétences nécessaires aux évolutions désirées ou imposées.

Comment apprendre ?

Voilà quelques-uns des petits secrets de l’apprenance :

  • être CU-RIEUX : sans intérêt pour l’inconnu ou la nouveauté, c’est l’immobilisme qui l’emportera sur l’envie d’apprendre ;
  • ne pas accorder d’importance au savoir, aux jugements de valeur sur certains savoirs : cela évite les classements ou les comparaisons qui peuvent devenir bloquants ;
  • commencer par s’intéresser aux petits détails, puis au vocabulaire, et à petites doses : c’est l’accumulation de petits savoirs qui fait les grandes connaissances ;
  • apprendre ne peut se faire que dans le confort : sinon, on parle alors du gavage, et gare au rejet ;
  • apprendre pour soi commence par apprendre aux autres : s’entraîner à transmettre ses connaissances fera émerger et prendre conscience de ses propres mécanismes d’apprentissage et facilitera leur mise en œuvre par la suite ;
  • l’envie d’apprendre vient paradoxalement plus facilement après des moments de rêverie ou d’ennui, un peu comme l’appétit.

Apprendre est une boucle vertueuse, une vraie technique qui s’acquiert par l’entraînement : plus on apprend, et plus il est facile et rapide d’apprendre.

Comment ne pas oublier ?

Apprendre oui, mais sans oublier trop vite, et pour cela, il existe quelques techniques.

Il faut tout d’abord comprendre que nous n’avons pas une, mais des mémoires, et que pour arriver dans la mémoire à long terme, celle qui est très vaste et durable, l’information à stocker doit passer par la mémoire à court terme, celle qui est très petite et très volatile. Pour “remplir” notre mémoire, nous devons donc découper l’information en tous petits morceaux et les faire transiter les uns après les autres vers la mémoire à long terme par le tout petit véhicule de la mémoire à court terme. Il est donc inutile, et surtout impossible de vouloir apprendre une grande quantité d’informations en une seule fois et dans un temps court.

Ensuite, pour que l’information stockée dans notre mémoire à long terme y reste, il faut l’activer de façon répétée et espacée dans le temps. Idéalement, il faut revoir, relire ou se souvenir de la même information à J+1, J+5, J+10 et J+30, et oui, 4 fois en 1 mois ! Mais de cette façon, le précieux savoir à peu de chance de s’envoler trop rapidement.

 

« L’apprenance, c’est l’envie d’avoir envie d’apprendre.  » — Jean-Philippe Smet