Cet article est une invitation à sortir de sa zone de confort, et est plus particulièrement destiné aux formateurs « traditionnels » qui envisagent (ou pas) d’entrer dans l’ère du digital learning.
Cet article aborde également trois notions rarement vues ensemble dans la littérature: La notion de zone de confort, la notion de Zone de Développement Proximal (ZDP) selon Vytgotski et la notion de cercle de compétence, selon Warren Buffet.
Dans un article intitulé « From Comfort zone to performance management » (1) dont est extraite l’illustration ci-dessus, Alasdair White définit ainsi la notion de zone de confort (comfort zone) :
« The comfort zone is a behavioural state within which a person operates
in an anxiety-neutral condition, using a limited set of behaviours to
deliver a steady level of performance, usually without a sense of risk. »
A noter dans cette définition, la neutralité du niveau d’anxiété, le nombre limité de comportements (et donc leur prévisibilité) un niveau de performance stable ou constant et l’absence de risque (en général).

Rester dans sa zone de confort est « confortable », mais ne permet pas de progresser.

Dans sa zone de confort, on maîtrise la situation, on ne se fatigue pas, on est à l’aise, on assure une qualité ou une performance constante. A contrario, on ne progresse pas, on risque de s’ennuyer, voire de perdre sa vigilance.

Sortir de sa zone de confort, quels bénéfices ?

Sortir de sa zone de confort, c’est entrer dans sa zone d’apprentissage et de découverte.
Certes, cela génère un peu de stress, de l’anxiété, le sentiment d’incompétence, une moindre performance au début, mais, pour quels bénéfices!

Si l’on reprend les arguments de Karine Aubry (4), qui elle-même se réfère à Alasdair White, les bénéfices de l’entrée dans la zone d’ et de découverte sont les suivants:

  • évolution,
  • élargissement des compétences,
  • élargissement de la zone de confort,
  • favorise la concentration, l’attention,
  • ouverture de l’esprit sur de nouveaux territoires,
  • amélioration de la confiance en soi et l’estime de soi.

A quel moment sortir de sa zone de confort ?

Patrick Bérard, dans une conversation sur LinkedIn, nous dit:

« Si votre zone de confort est devenue inconfortable, c’est qu’il est l’heure de changer ! » (ici, dans son contexte)

C’est certainement un bon signal d’alerte, mais n’est-il pas déjà trop tard pour se poser la question?

Si la zone de confort est devenue inconfortable, c’est probablement que l’on est déjà en situation de déclin soit dans sa performance par rapport aux (nouvelles) exigences de son métier, soit dans son pouvoir d’influence ou de décision (suite à une fusion, on a ajouté 2 nouveaux niveaux de décision entre vous-même et le PDG).

Prendre conscience de l’inconfort peut alors, en effet, agir comme déclencheur.