La méthode par « essais et erreurs » est au cœur de tous les processus d’apprentissage. On n’apprend qu’en faisant ce qu’on ne sait pas encore faire, ce qui implique nécessairement une phase d’approximations. Alors pourquoi continuons-nous trop souvent à sanctionner l’échec – ou, au mieux, à l’accueillir avec une bienveillance condescendante ? Pourquoi persistons-nous à vénérer le mythe du premier de la classe qui réussit tout du premier coup ? Il est urgent d’apprendre à accueillir l’échec, qui est non seulement un ressort de l’apprentissage, mais encore une des portes de l’innovation.

Un mécanisme fondamental de l’apprentissage…

Selon la théorie du cerveau bayésien, notre cerveau apprend essentiellement par essais et erreurs. A partir des messages de nos sens, il se construit un modèle prédictif du réel. Lorsqu’un nouveau stimulus vient contredire le modèle, il le modifie instantanément. Ainsi, par une itération d’approximations, le cerveau parvient progressivement à un modèle explicatif stable du réel qui l’entoure. Selon cette théorie, le processus même de l’apprentissage est irrémédiablement fondé sur l’erreur. Le cerveau chercherait même à provoquer des erreurs en nous incitant à l’action, afin de parvenir à trianguler la bonne réponse. En clair, cela signifie tout simplement qu’« apprendre de ses échecs » est en réalité un pléonasme. Sans échecs, pas d’apprentissage.

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Repéré depuis https://resources.cornerstoneondemand.fr/blog/cultiver-notre-jardin-d-erreurs-un-secret-de-l-innovation?linkId=125881739

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