C’est l’histoire d’un fiasco technico-éducatif comme aucune organisation scolaire n’en veut. En 2013, l’une des plus grosses commissions scolaires des États-Unis, le Los Angeles Unified School District, décidait de doter chaque élève d’une tablette iPad, pour la pharaonique somme de 1,3 milliard de dollars — 800 millions pour améliorer l’accès à Internet dans les écoles et 500 millions pour les appareils et leur contenu. Aujourd’hui, elle exige d’être remboursée et menace de poursuites judiciaires Apple et Pearson, l’éditeur scolaire qui devait fournir les contenus éducatifs.

En 2013, John Deasy, qui venait d’être nommé à la tête de cette structure qui administre un territoire où le taux de décrochage scolaire était alarmant et les professeurs démotivés, a cru que la tablette aurait l’effet d’une baguette magique. Il s’est laissé séduire par les promesses de Pearson, qui concevait alors un logiciel pour tablette. Il a choisi une et des contenus avant de définir les besoins des enseignants et des élèves.

Des courriels enthousiastes, échangés entre John Deasy et des dirigeants de Pearson, montrent que ces discussions ont été entamées plus d’un an avant l’appel d’offres public. Le FBI fait d’ailleurs enquête pour voir si le processus de sélection a été entaché d’irrégularités.

Le  est un élément de la transformation culturelle en cours qui est basé sur des logiques du sur mesure et du DIY. Avancer avec une vision massive, c’est aller tout droit à l’ avec une culture industrielle. Proner une évolution par la base a plus de chance de réussir.

Repéré depuis Virage numérique à l’école : apprendre des erreurs des autres – L’actualité