Le e-learning fête ses 40 ans… Happy birthday ! Il est devenu un phénomène social en 1981. Et Victor Hugo disait que « 40 ans, c’est la vieillesse de la jeunesse« . Voilà un mouvement jeune qui vieillit. Bientôt la maturité !

Pourtant, dès qu’on interroge les apprenants, systématiquement, il y a rejet du e-learning. La plupart lui préfèrent le présentiel.

40 ans sans être aimé, cela a-t-il une raison d’être ? Et surtout comment préparer ce que Victor Hugo appelait « la jeunesse de la vieillesse« , c’est à dire les 50 ans ?

1981, l’année du e-learning

Pourquoi 1981 ? Parce que c’est l’année du lancement du personal computer, le fameux PC d’IBM. Il a permis aux catégories socioprofessionnelles supérieures, et surtout aux entreprises, d’être les early adopters de cette nouvelle pratique.

2007, l’année du mobile learning… mais pas seulement

Pourquoi 2007 ? Pour deux raisons. Premièrement, c’est l’année du lancement de l’IPhone en 2G, après le grand retour de Steve Jobs à la tête d’Apple et sa stratégie de mobilité (IPod, IPhone, IPad).  La formation se libère des lieux. C’est une nouvelle liberté apprenante. Quant aux contenus, ils sont un copié/collé des contenus filaires.

Deuxièmement, c’est l’année de la massification de la technologie du streaming. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, Netflix a lancé sa nouvelle offre de produits à ce moment-là. Le streaming – issu d’une technologie des années 90 – s’invite dans la formation. Webex est fondé en 1996.

2020, l’année des classes virtuelles… mais encore ?

Pourquoi 2020 ? L’arrêt publié par le gouvernement, le 16 mars 2020 a marqué l’interdiction de la formation présentielle et l’émergence de la “Zoom attitude”. C’est la massification du jour au lendemain du « one to few ». Là encore, c’est la culture qui pilote la technologie.

La classe présentielle trouvait un débouché naturel avec la classe virtuelle, même format, même posture. L’Organisation Scientifique de la Formation est liquide… elle se coule dans les technologies qu’on lui propose en fonction des impératifs de la situation.

« Communautés apprenantes »

Tout devient possible quand la pédagogie accepte la renaissance. Le mouvement pédagogique a commencé à redonner la main aux apprenants. C’est une nouvelle posture.

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Repéré depuis https://www.focusrh.com/tribunes/pourquoi-personne-n-aime-le-e-learning-par-stephane-diebold-33589.html