Décidément, le Smartphone n’en finit pas de gagner du terrain sur toutes nos activités. De simple outil de communication, il est devenu outil de captation, de divertissement, de rapprochement… il colonise petit à petit des secteurs d’activité qui se pensaient pourtant bien installés. Le secteur audiovisuel est chahuté, la presse également, et la formation ? Sera-t-elle épargnée ? Rien n’est moins sûr !

Le mobile pour se former

Ce n’est pas une découverte ni une révolution, simplement une évidence : le mobile est un excellent outil pour se former. Duolingo, Smart Coaching ou encore Edinovo démontrent avec leurs catalogues de cours qu’apprendre avec son mobile est tout à fait possible, voire même agréable.

Le mobile ne permet pas uniquement de déporter la formation en dehors des salles de cours et du poste de travail, il permet également d’utiliser de nouveaux formats, plus courts, plus engageants, plus créatifs. FORA par exemple, spécialiste des formations pour les forces de vente, a développé sur mobile des solutions de formation qui vont largement au-delà de la simple transposition de dispositifs classiques avec 1 jour 1 savoir ou Défi ? Unow, l’organisme de formation digitale qui développe sa propre plateforme de MOOC/SPOC spécialement adaptée à une consultation mobile a bien compris que se former, c’était où je veux quand je veux.

N’en déplaise aux grincheux qui s’arc-boutent sur la définition académique de la formation et dénigrent tout autre format que celui qui répond à leur représentation scolaire de la chose, la formation est vivante, c’est-à-dire en évolution. Faire référence au passé pour définir la formation, c’est passer à côté des formidables opportunités qu’apportent les nouveaux outils ou les nouvelles pratiques pour en faire de la formation. Il va bien falloir s’y faire, oui il est possible de former ou de se former avec un mobile, et comme toujours, ce ne sont ni ceux qui sont contre ni ceux qui veulent l’imposer qui vont gagner, mais ceux qui s’en servent.

Le mobile pour partager

Cruel constat pour ceux qui placent leur valeur sur leurs savoirs : la formation leur échappe des mains, la connaissance devient un bien commun qui se partage, sans eux.

Des outils comme 1 jour 1 pratique, QuizUp, ou encore Brilliant, misent sur les challenges à plusieurs, le partage de connaissance et les communautés pour ne plus se former de façon isolée.

Les jeunes générations ont largement investi les outils communautaires comme WhatsApp, Snapchat ou Instagram pour former des groupes de travail éphémères permettant de plancher à plusieurs sur des devoirs, des séances de révision ou de s’entraider sur des matières difficiles.

Ces outils ont tous en commun d’être exclusivement sur mobile. Leurs éditeurs ont bien compris d’ailleurs que leur succès est conditionné non pas par la particularité technique des terminaux mobiles, mais par leur contexte d’utilisation : tout le temps et partout !

De son côté, la formation n’a pas encore totalement fait le deuil de son formalisme pédagogique et réglementaire, mais il est fort à parier que l’usage va rapidement l’emporter sur sa résistance au changement, et ne plus regarder le mobile du haut de ses a priori.

Le mobile pour produire

Le mobile n’a peur de rien, les applications Office de Microsoft de Google ou d’Apple n’y font pas que de la figuration, elles sont même de redoutables concurrentes à leurs grandes sœurs pour ordinateurs. Le marché des outils auteur sur mobile n’est pas encore assez large pour que les grands éditeurs s’y penchent avec intérêt, mais la brèche du mobile commence cependant à s’ouvrir : il est ainsi presque plus facile de produire de courtes vidéos de formation avec Filmic Pro, Kinemaster ou Lumafusion qu’avec les poids lourds comme Adobe Première, Final Cut ou iMovie ; des micro-capsules de formations peuvent être produites avec Kino, ou bien SkillCatch ou plus simplement des animations vidéo avec Adobe Spark ou des infographies avec Canva.

D’ici quelques années, produire du mobile learning in situ et le publier sur une plateforme sera certainement possible aussi facilement que prendre un selfie et l’envoyer immédiatement sur les réseaux sociaux.

 

« Ce n’est pas la taille qui compte » — Onthophagus taurus