La transformation digitale est dans l’air du temps et la formation n’y échappe pas. La recette pour réussir sa transformation ? Opérer en 3 temps et initier 3 mouvements. Un -deux-trois, un -deux-trois, suivez notre tempo…

Les 3 temps

La transformation digitale d’une organisation, que ce soit l’entreprise dans son ensemble, ou bien une seule de ses activités se déroule toujours en 3 étapes. En voici le détail pour la formation.

  1. Les outils

La première étape, ne consiste pas uniquement à intégrer des outils aux dispositifs de formation, mais bien de se les approprier. Les LMS, les classes virtuelles, les outils auteurs, le mobile learning, sont autant d’outils qui sont déjà présents dans le paysage de la formation. Cependant, entre avoir à disposition ces outils, et en tirer pleinement profit, la route peut être longue, et parfois semée de doutes et d’obstacles difficiles à franchir. Il est donc fort utile d’accompagner l’acculturation à ces nouveaux outils.

  1. Les processus

Une fois les outils en place et bien maîtrisés, on se rend finalement compte que pour en tirer le meilleur profit, les processus de formation doivent évoluer.

Les parcours deviennent mixtes, multimodaux, les MOOC se font une petite place dans les offres, et le modèle 70-20-10 oblige à se préoccuper des autres formes d’apprentissage que la formation formelle.

  1. Les états d’esprit

Une fois ces nouveaux processus de formation mis en place, il devient évident que pour qu’ils fonctionnent harmonieusement, il convient d’ajuster les états d’esprit et les postures, et se questionner du passage de la transmission de la connaissance à la compréhension et l’appropriation de la connaissance, de la production de nouveaux contenus à l’utilisation des contenus existants, et de la formation comme un moment à un processus continu.

Les 3 mouvements

En parallèle de l’avancement d’une étape à l’autre, 3 mouvements sont à initier et soutenir.

  1. Du contenu à l’apprenant

Pendant très longtemps, les efforts et les moyens déployés pour former étaient focalisés sur deux points : les contenus et les formateurs. Les formés n’étaient non pas mal considérés, mais plutôt vus comme une personne au comportement prévisible et unique : écouter avec attention, et mémoriser au maximum. A leurs charges ensuite de transposer et d’appliquer dans leur quotidien. Cette façon de procéder étant largement conditionnée par le fait qu’il était très difficile de former en « juste à temps » et en situation réelle, elle a naturellement mis l’accent sur l’importance des contenus. Le digital permettant de raccourcir le temps et les distances, former au plus près du besoin est devenu possible. L’exercice ne se limite donc plus à transmettre la connaissance, mais bien à aider l’apprenant à comprendre et s’approprier la connaissance.

  1. De l’isolement à la communauté

Certes la formation en salle n’est pas une activité isolée, elle reste cependant limitée dans le temps, et jusqu’à présent n’a que rarement été à l’origine de communautés d’apprentissage. Le digital, et plus particulièrement le format MOOC a démontré la force et l’intérêt d’une communauté. Elle peut avoir une durée illimitée, elle favorise l’entraide et les échanges, et ne souffre pas de l’effet « promo ».

  1. De consommateur à producteur

La suite logique de la mise en place de communautés est de favoriser le partage d’expérience, mais aussi de proposer via des outils simples, la possibilité de produire des contenus additionnels à ceux fournis en formation. Des textes, des photos, des vidéos, autant de ressources qui viennent enrichir, compléter et actualiser au fil du temps un contenu qui devient alors vivant.

 

« Un bon tempo, de bons instruments, et c’est une affaire qui tourne ! » — Johann Strauss

 

Partagez cet article