LES MAD SKILLS, UN CONCEPT ISSU DE LA SILICON VALLEY

Sans grande surprise, c’est dans l’emblématique « Valley » que les apports de ce type de compétences ont été détectés en premier, en vue d’alimenter la régénération permanente requise pour les start-up qui s’y sont implantées. Alors, de quoi parle-t-on ?

Les mad skills correspondent entre autres aux « loisirs » ou hobbies qui figurent dans le CV : la pratique d’un sport, une passion pour telle ou telle activité…  Les expériences qu’elles procurent permettent de développer des compétences spécifiques et originales, transférables dans le contexte professionnel.

DES PROFILS DISPOSANT DE MAD SKILLS POUR FAVORISER L’INNOVATION DANS L’ENTREPRISE

Les grands groupes ont compris l’intérêt de s’inspirer de l’esprit start-up pour développer leur agilité et des pratiques ou technologies de rupture.

Or, selon le psychologue social Serge Moscovici, les profils « déviants » (c’est à dire qui présentent un écart par rapport au comportement de la majorité et à la norme qui caractérise le groupe) portent l’innovation dans l’entreprise grâce à des initiatives qui challengent voire contestent les schémas prédéfinis acceptés par tous.

DES MAD SKILLS QUI ANIMENT DES PROFILS DÉCALÉS, APTES À LE RESTER ?

Une question se pose : la capacité d’innovation et l’anticonformisme d’un individu sont-ils liés aux « cases » qu’il coche en termes de mad skills, ou bien à la subtile combinaison de références, d’expériences et de compétences – hard skills, soft skills, mad skills – qui fonde sa singularité ? En parallèle, peut-on être certain qu’une personnalité identifiée comme décalée conservera cette caractéristique une fois intégrée dans l’entreprise ?


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