Le développement de la formation digitale a vu apparaître de nouveaux termes pour désigner le métier consistant à créer des modules d’apprentissage en ligne, tels que « conceptrice pédagogique », « ingénieur pédagogique multimédia » ou encore « technopédagogue ». Il n’est cependant pas facile de comprendre les compétences et les rôles qui se cachent derrière ces termes : concepteur multimédia ? Informaticienne ? Coordinateur de projet ? Formatrice ? Cet article se propose de parcourir les différentes compétences nécessaires à la réalisation d’une digitale réussie, de dessiner ainsi le contour du ou des métier(s) nécessaire(s) pour mener à bien un tel projet et de dégager le rôle que peuvent y trouver les formateurs et formatrices.

Quelles compétences pour réussir un projet de formation digitale ?

En 1986, avant l’ère du digital, le psychologue Lee Shulman définit les compétences requises pour un-e enseignant-e en proposant le modèle PCK pour « Pedagogical Content Knowledge », soit la capacité à allier pédagogie et contenu.

L’expertise de la matière enseignée

Car dans le contexte de la formation pour adultes, même lorsqu’il s’agit de formation en salle, les formateurs et formatrices sont de plus en plus perçu-e-s avant tout comme des guides au sein de la matière et des facilitateurs et facilitatrices permettant aux participant-e-s de faire « émerger » les connaissances et compétences.

L’expertise technique

Qui dit formation en ligne dit support technique. C’est souvent là que se voit refroidie la motivation des formateurs et formatrices souhaitant se lancer dans les TICE : « Mais je ne suis pas informaticien ! ».

L’expertise pédagogique

Voilà le cœur du métier de technopédagogue qui est avant tout un métier de la formation, déjà perçu en filigrane de ce qui précède.

Au final, quelle place pour les formatrices et formateurs d’aujourd’hui dans le nouveau métier de technopédagogue ? Avant tout rester ce qu’ils et elles sont : des expert-e-s en toujours à l’affût de nouveaux outils et de nouvelles approches pour mieux transmettre de l’expertise. C’est grâce à l’intérêt et la montée en compétences des formateurs/trices que le métier d’ingénieur-e pédagogique pourra se développer en conservant l’essence du métier de formateur/trice. Enseignant-e-s, formateurs, formatrices, à vous de jouer !