Apprentissage, motivation, émotion : comment apprenons-nous ?

Apprentissage, motivation, émotion : comment apprenons-nous ?

Le est l’objet le plus complexe de l’univers connu, et c’est de sa compréhension que dépendra l’avenir de nos technologies futures et singulièrement l’intelligence artificielle et la robotique. A l’Inria, Frédéric Alexandre dirige le projet Mnémosyne, chargé de développer des modèles computationnels de notre fonctionnement cérébral, dans le but de développer à terme des agents autonomes, robotiques ou logiciels, qui soient physiologiquement crédibles. Autrement dit, dont l’architecture sera analogue à celle du cerveau humain.
 Nous recevons bien trop d’informations en provenance du monde extérieur. Il faut effectuer des choix. En gros, trois stratégies sont utilisées par le cerveau. Réduire les data, ce qui se fait par la création d’un prototype : autrement dit, on élimine la plupart des exemples d’un même phénomène pour en retenir un qui est le plus représentatif de la catégorie mentale qu’il représente. Par exemple une table qui apparaît comme représentative de toutes les tables, le prototype de la table.
 On peut être tenté de confondre motivation et émotions qui sont pourtant fondamentalement différentes. Les émotions donnent une valeur aux choses, mais elles demeurent passives. Au contraire, les motivations nous poussent à l’action : elles nous font dire : “Je veux… Je ne veux pas” et non “J’aime” ou “J’aime pas”…Les techniques de conditionnement permettent d’agir sur les émotions et les motivations. Le premier type de conditionnement, le conditionnement pavlovien est un émotionnel des stimuli neutres qui annoncent des récompenses et des douleurs. Par exemple on fait sonner une cloche et on envoie une décharge électrique au pauvre animal. Dans ce type de cas, on prédit, mais on subit quand même.

Au centre de tout apprentissage, il y a la ou plutôt les mémoires. Tout d’abord il faut distinguer la mémoire déclarative (lorsque je sais quelque chose et que je peux l’exprimer verbalement : je sais que le ciel est bleu) et non déclarative (je sais faire du vélo). La “mémoire de travail”, elle, est une mémoire à court terme qui permet de se rappeler les événements récents. Elle est indispensable à l’exécution des motivations, puisqu’elle permet de se rappeler les buts qu’on poursuit.

Comprendre le fonctionnement du cerveau (ou plutôt des cerveaux) est la nouvelle frontière. La science fait des progrès énormes dans le secteur. Toutes proportions gardées, la robotique et l’intelligence artificielle sont au balbutiement. La route sera encore longue avant de se mesurer à ces milliards de neurones connectées entre elles.

Repéré depuis internetactu.blog.lemonde.fr

2018-01-01T21:10:22+01:00janvier 29th, 2015|Categories: Cognition et Communication|Tags: , , , |0 commentaire

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