Le régime diurne ou nocturne engage des rapports distincts aux savoirs. 

Au jour se développent les savoir publics officiels

Régulés par la cloche, l’horloge, l’avancement du soleil. Apprendre au grand jour, sous un arbre ou dans une salle marque avant tout une limite un cadre qui borne la transmission des savoirs licites et légitimes. La publicité des savoirs en pleine lumière assure la communauté qui garde un contrôle

À la nuit s’attachent des savoirs ténébreux

Mystérieux connectés à la lune et aux étoiles. Les mathématiques assyriennes sont associés aux savoirs astrologiques et aux puissances divines qui nous dépassent. Ils confèrent à ceux qui les explorent une aura de magicien.

Les cycles et la mémoire

Chaque corps enregistre les informations différemment selon la spécificité de son cycle.  Le rythme circadien dicte la cadence dont les informations s’imprègnent. Notre cerveau est stimulé par ses fonctions biologiques. La digestion, la reproduction, la perception mais aussi  le sommeil. La nuit permet de digérer les informations, les émotions et les nourritures d’un jour.

Ouvrir d’autres portes

Balzac serait mort d’une crise cardiaque de sa passion d’écrire et des heures passées à boire du café toutes les nuits. Certains biographes estiment  qu’il en avalait jusqu’à 50 tasses. Le café drogue de l’écrivain pourrait-il être l’addiction du surfeur de la nuit avide de connaître par tous moyens ? Apprendre la nuit chamboule nos repères sociaux biologiques et nos imaginaires. Cet espace à part nous en apprend plus que tout autre sur notre façon d’habiter le monde

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