Sur le site de “The Conversation”, Fabien Fenouillet-Clair, professeur de psychologie cognitive à l’université Paris-Nanterre s’intéresse aux modes de mémorisation des étudiants. Il fait le point à l’occasion du colloque “Apprendre à l’université du 21e siècle”, organisé par la CPU le 16 novembre 2016.

PASSER D’UNE MÉMOIRE À L’AUTRE

Des solutions séduisantes ont été avancées pour faciliter ce “transit” intellectuel entre le poisson rouge et l’éléphant qui sommeillent en nous. L’une d’entre elles a été d’estimer que certains apprenants avaient un éléphant avec de grandes oreilles, les auditifs, alors que pour d’autres ils étaient dotés d’une vision quasi photographique, les visuels.

APPRENDRE PAR SES PROPRES MOTS

Un autre enseignement de cette recherche est que pour comprendre #l’apprentissage, il ne faut pas réduire l’apprenant à un simple réceptacle dans lequel il suffirait de déverser des informations au format le plus approprié. L’#apprentissage est sans doute l’une des activités humaines les plus complexes et le contrôle que l’apprenant a sur celui-ci est déterminant pour sa réussite.

PRENDRE DES NOTES, ACTIVITÉ CLÉ

Une des applications concrètes de ces recherches, surtout dans le cadre des apprentissages universitaires, est la fameuse prise de notes des étudiants quand ils suivent un cours. Avec l’utilisation massive des technologies qui permettent de mettre à disposition les diapos qu’utilisent de plus en plus les enseignants ou même directement les cours complets, on peut en effet se demander s’il est encore utile pour les étudiants de prendre par eux-mêmes des notes.

Les recherches montrent que si les étudiants ne cherchent pas nécessairement à apprendre par eux-mêmes, c’est aussi parce qu’ils ont une assez mauvaise perception de leur niveau de connaissance et de la note qu’ils pourraient obtenir à un examen (Agarwal et coll., 2008). S’il est vrai que les étudiants qui ont confiance dans leurs capacités de réussite s’en sortent mieux que ceux qui doutent d’eux-mêmes, il reste que ceux qui surestiment leurs capacités de réussite aux évaluations scolaires s’en sortent moins bien que ceux qui ont une appréciation plus juste de leur capacité de réussite dans ces mêmes évaluations.

 

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