Apprendre à apprendre (3/4) : peut-on lutter contre la procrastination ?

Apprendre à apprendre (3/4) : peut-on lutter contre la procrastination ?

La est un problème qui touche beaucoup de domaines, comme les finances, la santé, voire au niveau collectif, la gestion des crises écologiques, comme Hubert Guillaud l’a expliqué dans nos colonnes (voir aussi ici), mais c’est aussi un cauchemar pour l’étudiant ou le lycéen, surtout lorsqu’il est livré à lui-même, tenu de préparer ses examens et rendre ses travaux… Et cela concerne aussi au premier chef l’adulte désireux d’apprendre par lui-même, que ce soit à l’aide de ressources en ligne, comme les Moocs, ou à l’ancienne avec des livres…
En fait, il me semble que ces deux exemples pointent sur une même cause fondamentale de la procrastination : on s’y livre quand on se sent noyé. Soit sur le plan émotionnel, soit d’un point de vue cognitif. Cela permet de pointer quelques débuts de solutions. Pour éviter de procrastiner : il faut que les tâches à remplir soient simples, concrètes, gratifiantes.

De fait, il existe pas mal de systèmes pour apprendre à améliorer sa productivité et gérer son temps, mais le plus simple, qui est également conseillé par Barbara Oakley dans son livre, reste la Pomodoro.

L’adepte de la méthode Pomodoro va se tenir à des périodes de travail de 25 minutes, mesurées par le minuteur, dont la sonnerie l’avertira de la fin de la session. Pendant ce laps de temps, il ne fera attention à rien d’autre qu’à la tâche en cours. 25 minutes ce n’est pas long ! Une fois les 25 minutes terminées on peut se récompenser, par exemple en allant sur les réseaux sociaux ou en surfant sur le web, activités que l’on s’est interdites pendant la période de travail. Selon le site Lifehacker, il peut y avoir environ 5 mn de repos entre chaque séance de “Pomodoro” et 15-30 mn de pause toutes les quatre sessions environ. Si l’on suit sérieusement la méthode, il faut tenir un journal où un “X” marque chacune des fois où l’on “tenu” le Pomodoro, autrement dit qu’on s’est concentré 25 mn sans interruption.
Le vrai secret de la méthode est à mon avis donné, une fois de plus, par Barbara Oakley : se concentrer sur le processus. “En mettant l’accent sur le processus plutôt que sur le résultat“, écrit-elle, “vous vous permettez de ne plus vous juger (Ai-je bientôt fini ?) et vous pouvez vous relaxer en vous laissant aller au “flow” de votre travail“. Autrement dit, la gratification psychologique vient du respect des temps de concentration, et éventuellement du nombre de Pomodoros effectués dans la journée. Pas de ce qu’on a produit ou appris. Vous avez fait vos 25 mn ? C’est gagné, placez un X.

Une recette simple pour un effet directement visible en terme de productivité mais également de confiance en soit dans la gestion des tâches. Article à lire entièrement de même que toute lé série d’

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