La formation professionnelle, pilier de la croissance économique, constitue en France un enjeu de premier plan. L’évaluation de son efficacité est ainsi primordiale. Or, on constate en la matière de nombreuses disparités et une qualité inégale des méthodes et résultats d’évaluation. Mais comment comprendre une telle faiblesse comparativement aux enjeux stratégiques et au coût qu’elle incombe ?

L’efficacité de la formation professionnelle : une question de points de vue

Si la formation professionnelle fait en France l’objet d’une obligation légale de dépenses pour les entreprises, son évaluation n’est en revanche pas obligatoire. L’absence de contraintes légales n’est pour autant pas le seul élément expliquant cette faiblesse de l’évaluation. Chercher à évaluer l’efficacité d’une formation passe d’abord par l’identification des parties prenantes impliquées dans les actions de formation et de leurs objectifs. L’État – acteur central de la formation – encourage son recours afin de réduire le chômage, faciliter l’accès à l’emploi, maintenir l’employabilité et sécuriser les parcours professionnels. L’entreprise, elle, investit dans la formation à destination de deux entités : l’organisation pour accroître son CA et rester compétitive via une main-d’œuvre qualifiée, ou les salariés pour faire progresser leur satisfaction et leur performance dans l’exercice de leur emploi.

L’efficacité de la formation professionnelle : une question de mesures

La difficulté de l’évaluation ne tient pas à la seule identification des parties prenantes et de leurs objectifs. « Estimer l’efficacité » signifie examiner dans quelle mesure les objectifs visés par un « processus » sont atteints. Déterminer des méthodologies adaptées et sélectionner des indicateurs pertinents à leur évaluation est primordial. On distingue ainsi deux types d’indicateurs.


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