Depuis l’apparition des premiers PC (en 1981), la formation n’a eu de cesse d’utiliser la technologie pour se moderniser. Le e-learning dans les années 2000 et le Digital Learning depuis 2010 ont mis en avant bon nombre de technologies : les plateformes, les outils auteur, la classe virtuelle, le mobile-learning, l’immersive-learning… mais beaucoup affirment encore que ce n’est pas de la formation. Alors formation et technologie, mariage de raison ou de passion ?

 

Mariage de passion

La formation a toujours eu ses précurseurs constamment à l’affût des trouvailles technologiques permettant d’esquisser des « machines à former ».

L’histoire a été marquée par des acronymes et des outils maintenant oubliés :

  • le CBT : Computeur Based Training ;
  • l’EAO: Enseignement Assisté par Ordinateur ;
  • les didacticiels (logiciels didactiques) ;
  • l’enseignement programmé ;
  • EGO, duo, tencore : le trio des premiers outils auteurs ;

Et des technologies toutes plus folles les unes que les autres :

Les précurseurs d’hier, souvent perçus comme des « bidouilleurs », ont leurs homologues aujourd’hui bien plus respectés et écoutés, car la formation est désormais en recherche permanente d’innovation. Ce sont eux qui dénichent les petites pépites concoctées par les startups et qui donnent les coups de projecteurs nécessaires à leurs percées sur le marché.

Mariage de raison

La formation doit maintenant rendre des comptes. Elle ne peut plus s’appuyer sur une rente de situation comme ce fut le cas à la grande époque du 1 % qui couvrait une large partie des coûts des plans de formation.

Les solutions permettant soit de réduire les coûts, soit de maximiser le résultat pédagogique sont vivement appréciées. Et elles sont nombreuses :

  • les plateformes LMS qui permettent de « distribuer » les parcours de formation ;
  • les plateformes de MOOC qui propulsent les formations du même nom ;
  • les outils de micro et mobile learning qui rendent la formation accessible partout et à tout moment ;
  • les solutions d’immersive learning qui permettent de s’entraîner virtuellement à de futures situations bien réelles ;
  • les outils de classe-virtuelle qui permettent la formation synchrone, mais à distance ;
  • l’adaptive-learning qui tente de rendre intelligents les parcours et les contenus.

Et toutes celles qui ne manqueront pas d’apparaître prochainement.

Mariage arrangé

Les organismes de formation sont plutôt frileux, voire malhabiles avec la technologie. Le discours officiel est : « la technologie est complémentaire de la formation traditionnelle », la position officieuse est de marginaliser la technologie et de repousser à demain son intégration dans les offres. Les plus audacieux ont fait l’acquisition de solutions comme klaxoon pour apporter un peu d’interactions dans les salles, ou utilisent kahoot, pour faire des challenges entre participants. Mais ces solutions sont encore considérées d’un regard dédaigneux par les formateurs. Le chemin est encore long avant que la technologie ne soit perçue comme une alliée bénéfique.
La crise sanitaire les a cependant obligées à se marier à toute allure avec les technologies de classes-virtuelles pour sauver les meubles pendant la fermeture des salles de formation. La plupart des organismes sont maintenant à la recherche de martingales numériques leur permettant de redémarrer et de pérenniser leurs activités en les adaptant aux nouvelles habitudes de formation à bonne distance.

 

Qu’il soit désiré ou calculé, le mariage de la formation et de la technologie est une réalité.

 

« Formation dynamique cherche technologie bien sous tous rapports. » — Les petites annonces du Chasseur français.

 


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