Alors que les jobs s’évaporent depuis le premier confinement, des milliers d’étudiants travaillent comme « tuteurs » au sein des universités, à distance ou non. L’Etat va financer 20 000 emplois supplémentaires dans ce domaine.

Pairs, tuteurs, mentors, référents, parrains ou marraines… les mots sont divers et variés mais la cause est la même : parler et s’aider entre étudiants. Rompre le silence, le non-dit, la solitude, l’isolement. Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, en a pris l’engagement : les universités vont créer, en 2021, 20 000 emplois étudiants supplémentaires pour des missions de tutorat de quatre mois.

L’accueil des étudiants isolés

Une vie où, depuis la pandémie, « rien n’est plus comme avant », comme le précise Pierre, 26 ans, en troisième année de licence de géographie et aménagement à Sorbonne Université. En quête d’un job étudiant, lui a postulé cette année pour être « étudiant relais santé » au service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé, au campus des Cordeliers, rue de l’Ecole-de-Médecine, à Paris. Sa petite équipe accueille les étudiants isolés qui viennent chercher un plateau de petit déjeuner gratuit préparé par le Crous de Paris, dans un local mis à disposition par la mairie, à deux pas de la fac, déserte.

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