Le confinement a mis en exergue le rôle central des soft skills dans la capacité de réorganisation en urgence des collectifs de travail. Comment adresser cet enjeu clé, à l’heure de la reprise et au-delà ? Quelle est l’influence de l’environnement de travail au sens large ? Quels dispositifs adopter pour accompagner le développement humain des collaborateurs ? Questions-réponses autour du webinar dédié de Monster, et du livre blanc Bâtir le futur des métiers de l’Observatoire des Métiers du Futur [1]. 

1 – 85 % DES ÉLÈVES ACTUELS EXERCERONT UNE ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE QUI N’EXISTE PAS ENCORE [2] : LA NOTION DE MÉTIER EST-ELLE DÉPASSÉE ?

Selon les professionnels RH interviewés par l’Observatoire des Métiers du Futur dans son livre blanc, à l’avenir on ne gérera plus spécifiquement des « postes » ou « titres » mais des portefeuilles de compétences correspondant à des missions. Michel Barabel, Professeur Affilé à Sciences Po Paris, directeur des éditions du LabRH et rédacteur en chef adjoint du MagRH [3], considère même que « tout le monde demain devra se positionner comme un chercheur pour réfléchir au futur, un consultant pour gérer ses missions, un intermittent du spectacle [pour] passer d’un projet à un autre ». D’où la nécessité de « se confronter à des mondes parallèles afin d’apprendre les uns des autres ».

2 – COMMENT DÉFINIR UNE COMPÉTENCE ? À QUOI CORRESPONDENT PRÉCISÉMENT LES SOFT SKILLS ?

Cerner les multiples dimensions de la compétence constitue un exercice périlleux. D’une entreprise à l’autre déjà, cette notion est appréhendée différemment.

3 –  QUELLE EST LA VALEUR AJOUTÉE DES SOFT SKILLS PAR RAPPORT AUX COMPÉTENCES TECHNIQUES OU HARD SKILLS ?

Il ne s’agit pas d’opposer ces deux types de compétences, chacune restant essentielle pour réaliser son activité professionnelle avec un maximum d’efficacité ! Néanmoins, l’obsolescence programmée de certains métiers génère de fait une obsolescence accélérée d’un grand nombre de hard skills. En parallèle, pour les organisations, la capacité à « se reconfigurer » en temps réel (ou presque) constitue désormais le sésame de la pérennité ! La récente période de confinement l’a illustré : les soft skills de chaque collaborateur – de l’autonomie à la gestion du temps et des priorités, de l’écoute active à l’empathie et à l’intelligence émotionnelle en général – ont rendu possible une réorganisation personnelle et collective dans l’urgence.

4 – COMMENT FAIRE DES SOFT SKILLS UN AXE DE DÉVELOPPEMENT POUR LES INDIVIDUS ET LES ORGANISATIONS ?

Bien que convaincues de l’impact des soft skills sur l’efficacité individuelle et collective, de nombreuses organisations peinent à passer à l’action. En cause notamment, la difficulté à évaluer ces compétences chez leurs collaborateurs ou futures recrues.

 

Moyennant une réelle coordination, le développement d’une culture soft skills constitue l’un des leviers majeurs d’une reconfiguration impactante et durable des organisations.