Avec l’arrivée du digital et l’automatisation d’un grand nombre de tâches, le travail vit aujourd’hui une nouvelle révolution. Désormais, du matin au soir, nous devons capter, traiter, et restituer des informations. Au milieu de ces nouvelles injonctions, se trouve notre cerveau !

Cet organe étonnant est capable de prouesses, mais dispose aussi de certaines limites que le travail vient parfois bousculer : instantanéité et culture de l’urgence, dématérialisation des échanges, accélération du travail, multiplicité des canaux de communication, mise en scène permanente, hyper-connexion, etc. Face à ces évolutions, le risque de surcharge cognitive a considérablement augmenté. Pour agir face à ce constat, il est crucial de prendre en compte le cerveau à des niveaux organisationnels mais aussi individuels.

Trois facteurs principaux vont venir impacter en permanence ma mémoire de travail, et donc ma charge cognitive : mon état interne (fatigue et état émotionnel notamment), la complexité de la tâche que je dois réaliser (ainsi que mon niveau d’expertise), et l’environnement dans lequel je l’exécute. Selon ces trois facteurs, qui évoluent en permanence, je peux basculer de la sous-charge à la surcharge, en passant bien sûr par ce que nous appelons l’équilibre cognitif.

La surcharge comme la sous-charge cognitive sont des états transitoires, que nous vivons tous régulièrement au cours de notre vie. Le problème ? Il survient lorsque l’un de ces états revient de façon continue et répétée dans le temps. Une des clés de performance et de bien-être au travail réside alors dans notre capacité à maintenir cet état d’équilibre cognitif


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