Après un léger retard à l’allumage dans les années 2010, les Mooc seraient-ils en passe de conquérir davantage l’offre de formation proposée par l’enseignement supérieur ? Certains en doutent. D’autres y voient la clé d’une transformation numérique réussie des cursus pédagogiques.

 

Premier réflexe des institutions à l’annonce du premier confinement : prendre appui en masse sur les plateformes pédagogiques comme outils d’interaction entre les étudiants et le corps enseignant. « Ce sont des environnements que les enseignants utilisaient déjà, explique Jean-Marc Ogier, président de La Rochelle Université et président du comité numérique de la CPU (Conférence des présidents d’université). C’était donc logique qu’il y ait une forme de continuité d’usage. »

Du temps et des moyens

Les Mooc : une aubaine pour l’hybridation des formations ? Delphine Lalire, Mooc program manager à l’IMT, en est convaincue. « Il y a d’énormes besoins dans le champ de la formation qui n’ont pas été explorés. Des besoins qui pourraient être couverts en partie par les Mooc parce qu’ils permettent notamment de capitaliser sur des savoirs de chercheurs qu’on ne peut pas mobiliser tout le temps ou de proposer des modalités plus souples. »

Ensemble, plus forts

La solution : mutualiser. Une logique qui fait sens, selon Catherine Mongenet : « Dans le contexte de terrible pression que subit l’enseignement supérieur aujourd’hui, il serait absolument contre-productif que chacun fasse ce travail à son niveau, dans son université, avec ses équipes. Il faut rentrer dans des logiques collectives de mutualisation et de coopération. »

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