Grâce à la contribution des entreprises (1% de leur masse salariale, 0.55% pour les moins de 10 salariés), les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA) peuvent contribuer au développement de la #formation professionnelle continue et de l’#apprentissage, informer et accompagner les entreprises dans l’analyse et la définition de leurs besoins en matière de formation professionnelle.

Cependant, le gouvernement a commandé un rapport auprès de l’Inspection Générale des Finances, « Évaluation de la capacité financière des OPCA pour contribuer au financement du plan d’urgence de formation des demandeurs d’emploi » (janvier 2017). Sa conclusion est que 140 millions d’euros pourraient être mobilisés sur les ressources des OPCA, c’est-à-dire sur les contributions des entreprises destinées à la formation professionnelles de leurs salariés.

Ainsi, après avoir obtenus après 4 mois de négociation 228 millions d’euros en 2016 auprès du FPSPP pour financer le « Plan 500 000 » et l’abondement du CPF des demandeurs d’emploi, le gouvernement entend mobiliser en 2017 des fonds destinés à la formation professionnelle des salariés directement auprès des OPCA, afin de poursuivre le financement de ce Plan consacré à la formation des demandeurs d’emploi.

Des réticences affirmées

Mieux, les OPCA rencontrés par les auteurs du rapport de l’IGF ont rappelé la vocation centrale du FPSPP à financer la formation professionnelle continue des demandeurs d’emploi alors que la compétence centrale des OPCA porte sur les salariés. De plus, une mobilisation des fonds sur le FPSPP serait à cet égard plus égalitaire et plus légitime, relève le rapport.

En conclusion, et au-delà de cette dimension comptable, il s’agit de prendre conscience du rôle fondamental de la formation pour améliorer l’employabilité des demandeurs d’emploi face aux besoins des entreprises.