Historiquement, ce n’est pas le ministre de l’Education nationale, mais plutôt le Premier ministre et/ou le Chef de l’Etat. La réforme actuelle envisagée ne déroge pas à cette ligne, tant s’en faut.

La formation professionnelle devient alors une préoccupation majeure de l’Ecole française. Le traité de Rome, signé en 1957, vient d’instituer l’Europe communautaire. Le volontarisme nationaliste gaullien prend cette situation comme un défi à relever. L’Ecole, pour le général de Gaulle, doit profondément évoluer pour apporter son concours – direct ou indirect – à cette transformation de situation. Les témoignages des anciens collaborateurs du Président de la République montrent que le Général tenait sans ambiguïté à ce que la formation professionnelle soit une affaire d’Etat, une affaire de l’Etat. Michel Debré, son Premier ministre, souligne que « l’importance à donner à l’enseignement technique et à la formation professionnelle était l’un des grands points d’accord entre le Général et lui ». Il rappelle que, ministre des Finances, il a fait voter une loi déclarant que « L’Etat était responsable de la formation professionnelle » ; et il évoque « le plaisir ressenti par le Général à la sortie de ce texte » (Actes du colloque « De Gaulle en son siècle : moderniser la France », Plon, p.593. Il s’agit de la loi du 3 décembre 1966 et de son article premier).

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Repéré depuis https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/031022/qui-la-main-sur-la-politique-de-formation-professionnelle

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