Sommaire : 

  • Des robots parmi nous
  • Intelligence artificielle et accompagnement des apprenants d’un digital learning
  • Jacques Rodet Entretien avec Olivier Ezratty Entretien avec Vanda Luengo
  • Bibliographie

Des robots parmi nous

Les robots sont développés dans des domaines très variés. Ceux qui ont le plus défrayé la chronique sont les intelligences artificielles spécialisées dans un domaine spécifique et qui se sont révélées plus performantes que l’homme. Ainsi, DeepBlue qui en 1997 a battu le maître des échecs Garry Kasparov, AlphaGo qui en 2015 surclasse Lee Sedol considéré comme le meilleur joueur au monde du jeu de GO, AlphaGo Zero, qui a battu AlphaGo, très récemment, 100 parties à zéro ou encore Watson d’IBM qui remporte en 2011 le jeu télévisé Jéopardy! Ils doivent leur succès à leur puissance de calcul et leur intelligence logico-mathématique.

Les intelligences artificielles font également l’objet de nombreuses recherches qui se traduisent par la production de robots. Les plus connus sont Asimo, Nao et Pepper. Ce sont tous des robots humanoïdes qui réalisent des progrès sensibles en intelligence verbale, spatiale et corporelle. Leurs acheteurs sont souvent des personnes isolées, plutôt japonais, qui y trouvent la compagnie qui leur fait défaut. D’autres sont utilisés à des fins thérapeutiques en particulier en direction des autistes qui arrivent plus facilement à entrer en relation avec ces robots qu’avec les hommes.

Les résultats des recherches sont également transférés dans robots utilitaires accessibles au grand public qui vont de la télé-présence au robot nettoyeur de panneaux solaires en passant par les aspirateur et tondeuses à gazon autonomes.

Comme nous l’a montré l’histoire des technologies, il est rare que celles-ci soient créées à des fins pédagogiques et l’intelligence artificielle ne fait pas exception. Si les robots de télé-présence, comme extension de la classe virtuelle ou des solutions de webinaires, mais également des chatbots2 commencent à trouver leur place en formation, les expériences comme celle d’Ashok Goel, pour prometteuses qu’elles soient, ne se heurteront elles pas aux mêmes freins et résistances agissantes que celles auxquels le digital learning, malgré son fort développement, doit encore faire face ?

Là encore l’histoire nous montre que, souvent avec un temps de retard, les professionnels de l’éducation et de la formation savent se saisir des technologies pour les mettre au service de leurs intentions pédagogiques. Gageons qu’il en sera de même avec l’intelligence artificielle.

 

—————

Repéré depuis http://www.jrodet.fr/tad/tutorales/tutorales14.pdf