Les interventions en intelligence collective font partie d’une école de pensée qui part du principe que le modèle conceptuel « un problème-une solution » ne fonctionne plus dans un monde complexe. Dans ce monde en effet, il ne s’agit pas de découvrir « la meilleure solution » qui n’existe pas, mais un grand nombre de solutions qui vont interagir les unes avec les autres, s’entremêler et contribuer à la bonne santé du système en incorporant sans cesse ce qu’il y a de nouveau.

Comment mobiliser un collectif dans l’action partagée dans des environnements qui se caractérisent par l’incertitude et la complexité? Une pierre angulaire réside dans la clarification de l’intention individuelle et collective : à quoi suis-je appelée à contribuer? A quoi sommes-nous appelés à contribuer? Plus cette intention est forte, partagée, riche de sens et de potentialités, plus le groupe trouve matière à puiser dans son intelligence, ses intuitions et ressentis pour trouver des pistes créatives. Une autre pierre angulaire réside dans la conscience d’apprendre ensemble, de vivre un processus d’apprentissage où il n’y a pas de bonnes ou de fausses réponses mais de nombreuses réponses à de bonnes questions posées et résolues ensemble. Une troisième pierre réside dans la capacité collective à ralentir pour écouter, observer avec empathie ce qui se passe dans et autour de soi et dans son environnement, c’est à dire tout ce qui porte en germe les graines du futur.

De la difficulté de sa mise en oeuvre mais également des bénéfices de l’intelligence collective. Sans être un vade mecum, cet article en présente la démarche.

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