
Le gouvernement veut renforcer le contrôle du compte personnel de formation (CPF). Jean-Pierre Farandou souhaite que les formations financées soient davantage liées aux besoins du marché du travail, quitte à réintroduire une validation par l’employeur ou France Travail.
Cette vérification serait réalisée par l’employeur pour les actifs en poste et par France Travail pour les demandeurs d’emploi. Cette évolution marquerait un changement important par rapport à la réforme de 2018, qui avait donné aux salariés la liberté de choisir directement leur formation via l’application Mon Compte Formation, sans passer par un intermédiaire. Pour Jean-Pierre Farandou, l’enjeu est d’éviter que l’argent public finance des formations dont les débouchés professionnels seraient limités. Le gouvernement espère ainsi réaliser environ 350 millions d’euros d’économies par an.
Plusieurs mesures de régulation ont déjà été mises en place ces dernières années, comme l’instauration d’un reste à charge de 100 euros pour les utilisateurs, la limitation du financement de certaines formations ou encore le plafonnement des droits mobilisables pour certains parcours.
Ces dispositifs auraient permis de réaliser environ un milliard d’euros d’économies, selon le rapport sénatorial. Mais ils ont aussi entraîné des effets indésirables, notamment une baisse du recours au CPF chez certains salariés aux revenus plus modestes.
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