
Publié dans : Pédagogie
On nous rebat les oreilles sur la question de l’évolution de la posture du formateur ! À longueur de posts LinkedIn, de conférences ou de webinaires, on nous assène que le formateur ne doit plus être un transmetteur de savoir mais un “facilitateur d’apprentissage”.
3 questions partant du triangle pédagogique de Jean Houssaye
Jean Houssaye a modélisé la relation pédagogique à travers ce qu’il a nommé le triangle pédagogique. Nous reprenons à notre compte ce triangle CONTENU – FORMATEUR – APPRENANT pour nous poser les 3 premières questions pour choisir entre transmission et facilitation.
- 1- Le contenu de formation est-il accessible ?
- 2- Quel est le profil du formateur ?
- 2- Quel est le niveau de maturité des apprenants ?
La quatrième question liée au contexte socio-organisationnel
Comme l’a mis en évidence Philippe Carré dans son excellent livre “L’efficacité pédagogique en formation d’adultes“, toute formation s’insère dans un contexte socio-organisationnel, qui en sur-détermine son efficacité. Se focaliser uniquement sur la relation pédagogique, quand bien même prendrait-elle en compte les 3 dimensions que nous venons de voir, c’est insuffisant.
Bien sûr si la formation représente la seule occasion d’apprendre pour l’apprenant et qu’elle est plutôt confortable en termes de durée, on adoptera l’attitude inverse.
Et pour conclure…
Avant de terminer, nous aimerions enfoncer le clou et rappeler que “Transmettre”, ce n’est pas que “balancer du slide“, ni que “faciliter, c’est juste faire jouer ou discuter”.
- Quand on transmet, on reste à l’écoute des apprenants, on prend en compte leurs motivations, leurs attentes, leurs besoins, on explique ou on montre en se mettant à la place de l’autre. On reste pédagogue, mais on se concentre sur le transfert de savoirs.
- Quand on facilite, on amène les apprenants à partir de leurs savoirs existants et à en construire ou en co-construire de nouveaux. Il ne s’agit pas simplement d’imaginer des ice-breaker ou des petits jeux pédagogiques “gentils”, pour attirer leur attention, mais bien de les amener à “s’engager cognitivement” – cf. Modèle ICAP de Michelene Chi, c’est-à-dire à produire par leur propre réflexion une partie du savoir.
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