
Publié dans : Méthodes et organisation
À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) fournit résumés et explications en quelques secondes, les professeurs sont bousculés dans leur mission de transmission des savoirs.
Mais être expert d’un domaine suffit-il à « faire apprendre » ? La question est cruciale alors que les derniers résultats de l’enquête PISA, sur les compétences des élèves âgés d’environ 15 ans, font apparaître une baisse des performances des jeunes Français, à l’heure où une grande partie des savoirs est immédiatement accessible en ligne.
Que signifie être un « bon » enseignant lorsque la transmission des connaissances ne suffit pas à garantir leur appropriation par les élèves ?
Être spécialiste d’une discipline avant d’en être professeur
Après le baccalauréat, les futurs enseignants s’inscrivent à l’université dans une discipline qu’ils ont choisi d’étudier et au sein de laquelle ils acquièrent des connaissances et des compétences spécialisées. Ce n’est que dans un second temps, notamment au cours d’un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF), qu’ils bénéficient d’une formation professionnelle à l’enseignement, comprenant une formation à la didactique de leur discipline et à la pédagogie.
Or, si ces deux termes paraissent proches dans le langage courant, ils ne sont pas synonymes. La didactique étudie les conditions de transmission et d’appropriation de savoirs disciplinaires déterminés tandis que la pédagogie porte plus largement sur l’organisation des situations et des relations permettant de faire apprendre les élèves.
Cette orientation conduit notamment à interroger l’articulation entre le temps consacré à enseigner et celui réellement laissé aux élèves pour apprendre.
- Temps d’enseignement et temps d’apprentissage
- Une évaluation qui valorise l’apprentissage à court terme
- À l’ère de l’IA, une identité enseignante à redéfinir
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