
Publié dans : Méthodes et organisation
L’édition 2026 du baromètre international « Transformations, Compétences et Learning » de Cegos révèle une bascule nette : l’intelligence artificielle et l’automatisation dominent désormais les préoccupations des DRH, tandis que les salariés expriment un risque croissant d’obsolescence de leurs compétences.
Irruption rapide et massive
Pour Grégory Gallic, directeur de projets sur mesure chez Cegos, ce constat traduit une réalité profonde. « L’IA générative a fait une irruption si rapide et massive dans nos vies qu’elle n’est pas un sujet parmi d’autres, mais très souvent le prisme à travers lequel les DRH lisent aujourd’hui l’avenir de leur organisation. ». La bascule est également visible dans les arbitrages RH face aux mutations des métiers. Les DRH misent désormais en priorité sur la montée en compétences des salariés en poste (65 % au global, 62 % en France), devant la mobilité interne vers d’autres métiers — en forte hausse à 57 % contre 47 % en 2024.
Inquiétude croissante des salariés
Du côté des salariés, l’inquiétude reste contenue mais progresse. Seuls 31 % craignent la disparition pure et simple de leur métier — un chiffre stable par rapport à 2024 —, tandis que 74 % anticipent une évolution significative de leur contenu de travail. Mais derrière ce relatif optimisme, un signal plus préoccupant émerge : 10 % des salariés déclarent déjà ne plus disposer des compétences nécessaires pour exercer leur métier correctement, et 16 % pressentent que cela pourrait arriver rapidement. Au total, près d’un salarié sur quatre ressent ou anticipe une forme d’obsolescence — contre 7 % en 2024.
Freins bien identifiés
79 % des salariés ont déjà expérimenté l’IA générative à titre personnel (69 % en France), mais ils ne sont que 64 % à l’utiliser à des fins professionnelles (54 % en France). L’écart révèle des freins bien identifiés : restrictions des directions informatiques, enjeux de confidentialité, contraintes réglementaires liées au RGPD.
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