
Publié dans : Méthodes et organisation
Le Medef souhaite réformer le système des certifications professionnelles. Un rapport à paraître, présenté lors d’une table ronde le 16 juin à Paris, évoque cinq actions urgentes à mettre en place autour des concepts de lisibilité, équité, égalité, agilité, simplicité.
Les branches, qui assurent le travail d’ingénierie de certification avec leur Opco (opérateur de compétences), pour 7 sur 10 d’entre elles, sont freinées par le coût élevé du processus (50 000 euros pour maintenir une certification RNCP) et la bureaucratisation qui s’accroît. Les décrets récents font déborder la coupe… Charlotte Lefebvre, secrétaire générale de l’OC Propreté le dit : « Pour les études de cohorte, il faut rappeler nos 3 000 certifiés après six mois, ce qui coûte 30 euros par personne… Mais contrôler les moyens pédagogiques et techniques de nos 150 OF habilités, je ne sais pas faire… ».
Le système de certification, conçu dans un objectif « d’articulation avec la qualification, la classification et donc la rémunération », selon Alain Druelles, associé fondateur de Quintet, se dévoie depuis la loi de 2018, en un système de régulation des fonds de la formation professionnelle et désormais de contrôle…
De l’équité…
Certes, les certifications de branches obtiennent 100 % d’enregistrement pour une durée de 5 ans pour 71 % d’entre elles en 2025, contre 32 % en 2023. Il y a une meilleure compréhension et un dialogue avec France Compétences, reconnait-on même si, pour Xavier Royer, mandataire du Medef à la commission Certification de France compétences, « on est passé d’une logique de confiance à une logique de preuve. Le système de formation est devenu un marché, il fallait donc réguler, mais cela s’est fait au détriment des branches », pense-t-il.
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