
Publié dans : Pédagogie
Une question arrive en pleine formation. Elle est pertinente, directement liée au sujet… mais vous n’avez pas la réponse.
Petit moment de flottement.
Faut-il improviser ? Chercher immédiatement ? Détourner habilement la conversation ? Ou simplement dire « je ne sais pas » ?
Pourtant, la posture du formateur ne repose pas sur sa capacité à tout savoir. Et reconnaître que l’on ne connaît pas une réponse peut parfois être beaucoup plus professionnel que d’en fournir une approximative.
Être expert ne signifie pas tout savoir
Un formateur intervient généralement parce qu’il possède une expertise, une expérience ou une maîtrise particulière d’un sujet. Les participants attendent donc légitimement de lui des connaissances solides.
Mais expertise et omniscience sont deux choses très différentes.
Ne pas connaître immédiatement la réponse ne remet pas en cause l’ensemble de son expertise.
Ce qui peut en revanche fragiliser sa crédibilité, c’est de tenter de masquer cette limite en proposant une réponse incertaine comme si elle était exacte.
Dire « je ne sais pas » peut renforcer la confiance
Reconnaître que l’on ne sait pas demande parfois plus d’assurance que d’improviser une réponse.
Tout dépend évidemment de la manière dont on le fait.
La posture change. Le formateur ne cherche pas à protéger son statut. Il protège la qualité de l’information transmise.
Et cette exigence peut justement renforcer la confiance.
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