
On nous promettait une déferlante. Les RH semblent surtout avancer à petits pas. Si l’IA s’installe bel et bien dans certains usages, elle continue de susciter de fortes réserves, et peine encore à convaincre lorsqu’il s’agit de transformer durablement les pratiques. Entre expérimentations concrètes, confiance encore fragile et arbitrages déjà bien réels, le sujet est en train de changer de nature. À partir d’une infographie réalisée par Kelio, sur la base d’un sondage OpinionWay mené en 2026, la rédaction de Parlons RH décrypte une réalité plus nuancée que les discours : l’heure n’est plus à la fascination, mais aux choix.
33% des RH utilisent l’IA dans leur travail
Un tiers. À première vue, ça peut sembler modeste, non ? Surtout quand on a passé les trois dernières années à entendre que l’IA allait tout révolutionner, transformer chaque métier, chaque process, chaque interaction. La réalité des usages, elle, est souvent plus sobre que les discours. Dans les services RH, l’adoption a été progressive, pragmatique, parfois hésitante.
53% des RH n’ont pas confiance en la qualité du travail réalisé par l’IA
C’est le chiffre qui fait tiquer, celui qu’on n’attendait pas forcément après des années de hype autour de l’IA. On nous a vendu une technologie qui allait tout changer, et voilà que la majorité de ceux qui sont censés l’adopter ne lui font tout simplement pas confiance. Vous non plus, peut-être ?
29% des RH n’ont pas de projet d’intégration de l’IA pour leurs fonctions RH
Ce chiffre prolonge assez logiquement les deux précédents. Il peut d’abord se lire comme un signal de rejet. Ou, à tout le moins, comme une forme de retrait. Quand on doute de la fiabilité d’un outil, qu’on mesure les risques qu’il peut faire peser sur des processus sensibles et qu’on ne voit pas encore clairement comment l’intégrer sans fragiliser l’existant, la prudence devient vite un choix rationnel. Pour certaines équipes RH, l’IA reste sans doute utile à petite dose, sur quelques usages ciblés. Mais pas suffisamment crédible, ni suffisamment rassurante, pour justifier un véritable projet structuré.
Ces chiffres semblent indiquer que la fonction RH entre dans une phase plus mature, moins fascinée par l’outil, plus exigeante sur sa valeur réelle. Après les tests, l’heure des arbitrages est peut-être venue. Ce n’est ni une mauvaise nouvelle, ni la preuve que l’IA recule dans les RH. C’est peut-être, au contraire, le signe qu’elle commence enfin à y être regardée pour ce qu’elle est : non pas une évidence, mais un choix.
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