
Publié dans : Méthodes et organisation
La réforme, une chance pour l’évaluation ?
L’importance de l’évaluation fait partie des « serpents de mer » de la littérature sur la formation. Les discours qui la soulignent de loin en loin ne paraissent pas systématiquement suivis d’effet. En quoi la dernière réforme de la formation professionnelle aborde-t-elle cet enjeu ?
Évaluation : où en est-on ?
Pour évaluer les effets de la formation, les entreprises disposent depuis longtemps déjà du modèle de Kirkpatrick, popularisé en 1959 et mis à jour en 2010 pour tenir compte du nouveau contexte économique et technologique. Ce schéma comporte 4 niveaux, bien connus des RF.
Source : https://www.oce.uqam.ca/termessujets/evaluation-impacts-formation/
chaque formation son évaluation
Pourquoi cette désaffection pour des enjeux qui paraissent pourtant essentiels, tant du point de vue du RF que de celui de l’entreprise dans son ensemble ?
Source : étude Dokeos/Fefaur 2015
Toutes les formations ne se prêtent donc pas uniformément au même type d’évaluation. Pour autant, on peut penser qu’avec un peu d’anticipation, de méthodologie, et d’utilisation judicieuse du digital, il y a moyen de réduire significativement le coût de l’évaluation à froid. Et d’en intégrer la logique à davantage de prestations.
Cela suppose de repenser, dans une large mesure, notre façon de mettre en œuvre nos politiques de formation. À cet égard, l’évaluation à froid des comportements en situation de travail apparaît comme un point de départ particulièrement pertinent. À la fois pour améliorer l’efficacité des formations elles-mêmes, et pour en tirer tout le profit en matière de transformation managériale. Ce sera le sujet du billet suivant.



