Du savoir transmis aux savoirs circulant !
Publié le : lun 19 octobre 2026Views: 1

Publié dans : Pédagogie

Dans les organisations, on raisonne souvent selon un modèle simple : un sachant doit savoir transmettre son savoir à un apprenant ! Ce modèle ne prend en compte qu’une partie de ce qui se passe potentiellement dans les collectifs de travail, en matière de « transmission ».

Aujourd’hui, on vous propose de réfléchir à un sujet plus large : comment optimiser la « circulation » des savoirs dans les équipes ?

Les savoirs professionnels ne sont pas seulement « transmis ». Ils sont acquis par chacun, opérés et confrontés au réel, transformés, enrichis puis remis en circulation. Et c’est précisément la qualité et la régularité de cette circulation, de ce flux de transmission, qui contribue à rendre une organisation ou une équipe « apprenante » !

Les savoirs circulent désormais dans tous les sens !

On en avait parlé déjà dans notre précédent article et là on va aller un cran plus loin : on a modélisé la circulation « idéale » (dans la dernière partie de l’article, on vous dit comment aller pragmatiquement vers cet idéal).

La circulation, c’est 4 grands mouvements :

1.Transmettre

  • Experts → novices
  • Seniors → juniors
  • Organisation ou organisme de formation → collaborateurs – « stagiaires »

2. Partager

  • Pairs ↔ pairs
  • Équipe ↔ équipe
  • Métier A ↔ Métier B

3. Faire remonter les savoirs créés dans le travail et par le travail

  • Terrain → management
  • Novice → expert
  • Clients → équipe

4. Croiser et Hybrider les savoirs

  • Juniors ↔ seniors
  • Humains ↔ IA’s ↔ Robots « intelligents »
  • Entreprise B ↔ la nôtre – Entreprise A
  • Savoir existant ↔ problème nouveau ou activité nouvelle

C’est dans ces grands mouvements que peuvent apparaître deux « pépites » : la circulation peut produire un savoir que nul ne détenait initialement. Et un savoir « circulant » ne fait pas que changer de « propriétaire » : il peut aussi revenir transformé à celui qui l’avait initialement transmis !

Attention : faire circuler n’est pas laisser circuler !

Tous les savoirs qui circulent ne sont pas bons « en soi » : les professionnels peuvent aussi se transmettre des rumeurs, des mauvaises habitudes, des raccourcis dangereux, des procédures obsolètes, des « on a toujours fait comme ça », voire des erreurs progressivement normalisées.

L’IA ajoute une difficulté : elle augmente certes l’accès à la connaissance, la production, la reformulation et la diffusion des savoirs, mais leur validité (ou leur pertinence) doit être interrogée et critiquée en permanence par les experts humains.

La circulation des savoirs au sein d’une équipe doit donc s’accompagner de confrontation, de réflexivité et de validation. Il va peut-être aussi falloir « ralentir les agents IA » dans certaines circonstances (et les contrôler, mais ça, c’est un autre sujet !).

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