
Publié dans : Méthodes et organisation
Lors de sa mise en place par la loi du 5 mars 2014, le compte personnel de formation (CPF) devait marquer une rupture avec l’ancien droit individuel à la formation. L’ambition était de créer un droit attaché à la personne, conservé tout au long de la vie professionnelle, indépendamment des changements d’employeur ou des périodes de chômage. Chaque actif devait ainsi pouvoir devenir davantage acteur de son parcours et sécuriser son avenir professionnel.
Le CPF reposait donc sur une idée simple : les droits acquis appartenaient à leur titulaire, qui devait pouvoir les mobiliser en toute autonomie selon ses besoins et l’évolution de son projet professionnel.
Cette philosophie a aujourd’hui disparu. Sous les différents gouvernements d’Emmanuel Macron, les restrictions successives ont profondément vidé le CPF de sa substance. Participation financière obligatoire, plafonnement des financements, restrictions concernant les permis de conduire, limitation des bilans de compétences et multiplication des contrôles : au fil des réformes, un droit présenté comme personnel et autonome est devenu un dispositif de plus en plus verrouillé, dont l’État réduit simultanément le champ, les montants mobilisables et la liberté d’utilisation.




