Remettre l’entreprise au coeur du système de formation
Publié le : ven 16 janvier 2026Views: 33

Publié dans : Méthodes et organisation

La loi du 5 septembre 2018 dite « Avenir professionnel » a marqué une nouvelle étape dans le retrait progressif de « l’Entreprise » au sein de l’écosystème de formation en France. Plus de 50 ans après la loi Delors du 16 juillet 1971, il est urgent que l’Entreprise se réapproprie la responsabilité du développement des compétences des salariés. Cela permettrait d’une part à l’État de réduire ses investissements, d’autre part d’améliorer l’efficacité de la formation.

Investissement formation : l’État prend le relais des entreprises

Tout a changé avec la loi du 5 septembre 2018 et la « Contribution Unique à la Formation Professionnelle et à l’Alternance » dite CUFPA. L’entreprise a été « invitée » à régler une contribution, sans ne plus avoir de moyens de contrôle sur le fléchage de son investissement. En contrepartie l’État a fortement investi pour couvrir les déficits de France Compétences, années après années. Entre dotations exceptionnelles et couvertures des déficits, certains Think-Tank comme l’IFRAP avancent le chiffre d’un déficit cumulé de 10 milliards d’euros depuis fin 2018 !

Des entreprises écartées des responsabilités dans le domaine de la formation

La réforme de 2018 n’a pas seulement transféré l’investissement formation de l’entreprise à l’État, elle a conduit à une logique de déresponsabilisation de l’entreprise à l’égard des questions de formation. Cette déresponsabilisation s’est incarnée au travers des trois dispositifs majeurs que sont le CPF, l’Apprentissage et le Plan des développement des compétences.

  • Le CPF
  • Les Contrats d’apprentissage
  • Le Plan de Développement des Compétences (PDC)

Deux pistes pour remettre l’entreprise au cœur du système de formation

L’entreprise comprend qu’elle ne peut pas toujours attendre de l’État qu’il lui fournisse la main d’œuvre dont elle a besoin. Il est de sa responsabilité de prendre sa part dans l’effort de formation. Elle ne pourra jamais remplacer l’Éducation Nationale, mais il lui revient la lourde tâche d’adapter les salariés qu’elle embauche, à leurs emplois.

Pour celles-ci deux mesures incitatives, et non pas coercitives, pourraient les amener à se remettre au cœur du jeu.

  • Un label « Entreprise apprenante »
  • Un crédit d’impôt conditionné
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