Poser des questions, ça s’apprend !
Publié le : mer 04 mars 2026Views: 50

Publié dans : Pédagogie

Loin d’être un vilain défaut, la curiosité, ainsi que son prolongement expressif, le questionnement curieux, sont des moteurs d’apprentissage extrêmement efficaces. Pourtant, l’école apprend rarement aux élèves à aller chercher des réponses dont ils et elles n’ont pas un besoin immédiat. Voici quelques pistes pour y remédier.

ASSOUVIR SA SOIF DE CONNAISSANCE

La curiosité, quant à elle, survient quand nous autoévaluons nos connaissances et remarquons à la fois qu’il nous manque de l’information, mais aussi qu’une exploration locale pourrait nous permettre de combler cette carence informationnelle.

En effet, la probabilité que nous posions des questions dépend directement de la qualité des réponses que nous obtenons dans un contexte donné. Par exemple, si les élèves estiment qu’on ne leur répond presque jamais quand ils et elles posent des questions, ou bien que les réponses qu’on leur apporte sont en général trop complexes, ils risquent de se décourager et ne pas poser de questions.

L’ÉCOLE N’APPREND PAS À QUESTIONNER

Malgré cette importance pour les apprentissages, les questions curieuses restent rares à l’école, et leur enseignement reste marginal et peu structuré. C’est ce qui a été montré dans plusieurs pays comme les Pays-Bas et les États-Unis, et qu’une partie des autrices du présent article ont observé dans une étude en cours menée dans l’académie de Grenoble1.

Il y a beaucoup à apprendre pour questionner « comme il faut » en classe. Pédagogiser cet aspect parait central pour soutenir la nécessaire différenciation des apprentissages, et permettre à tous les élèves de poser les questions curieuses.

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