
Publié dans : Méthodes et organisation
A la recherche d’économies tous azimuts, le gouvernement envisage de retirer la gestion des contrats d’apprentissage aux Opco, organismes paritaires, pour reprendre la main. Avec pour conséquences un énorme plan social dans les Opco et la mise à l’écart des branches. FO s’y oppose.
Suppression de 1 500 emplois ; réduction des moyens de la formation et de l’apprentissage ; recentralisation technocratique. Discrètement, l’État prépare une réforme des opérateurs de compétences (Opco) aux conséquences potentiellement lourdes.
Il existe onze Opco, dont le rôle est d’accompagner la formation professionnelle, notamment dans les PME, pour le compte des branches. Les Opco jouent un rôle central dans l’apprentissage puisque ce sont eux qui réceptionnent les dossiers, vérifient leur conformité, paient les frais pédagogiques des centres de formation de apprentis (CFA), gèrent les ruptures… Ces organismes paritaires employant 6 300 personnes ont accompagné la montée en puissance de l’apprentissage voulue par le gouvernement (près d’un million d’apprentis aujourd’hui), qui estime aujourd’hui que cela revient trop cher.
De son côté, le média spécialisé AEF rapporte, dans un article du 26 novembre, que les Opco se sont vu communiquer fin novembre des objectifs de réduction de frais de gestion et de mission. Par exemple un recul de 19,5 millions d’euros pour l’Opco EP (entreprises de proximité) ; un repli de 18,5 millions pour Akto ; une baisse de 16 millions pour Opco2i (industrie) ; ou encore de 9 millions pour Opcommerce…
Transfert de gestion des contrats d’apprentissage
Les préconisations de l’Igas inquiètent également FO sur le fond. En particulier le transfert de la gestion de l’apprentissage des Opco vers l’Agence de services et de paiement (ASP), établissement public interministériel, qui proposerait un coût de traitement moins élevé. Outre que FO conteste la méthode de calcul, elle pointe les conséquences néfastes d’un tel transfert. Le modèle économique des Opco tournant autour de l’apprentissage, ce transfert se traduirait par 1 500 suppressions d’emplois. En tant que délégué syndical, cela me pose un problème
, déclare François Dams.





