Les « pédagogies nouvelles » et l’évaluation
Publié le : jeu 29 janvier 2026Views: 48

Publié dans : Pédagogie

Alors que la pression évaluative ne cesse de croitre, les mouvements d’éducation nouvelle continuent d’explorer des voies alternatives : évaluation formative, évaluation par compétences, autoévaluation… Autant de tentatives de résister aux logiques de classement.

Le courant de l’éducation nouvelle a toujours résisté à une évaluation tournée vers la sélection, souvent en lien avec la forme de la sacrosainte note. À partir de la fin des années 1970, le Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN) développe la thématique du refus de noter, ainsi que la réflexion sur des modes d’évaluation alternatifs.

AU SERVICE DES APPRENTISSAGES

Ce qui caractérise la recherche du courant de l’éducation nouvelle depuis la fin des années 1970, c’est la réflexion sur une forme d’évaluation au service des apprentissages, que d’aucuns nomment formative (ICEM), formatrice (Cahiers pédagogiques), d’autres consciente ou réflexive (GFEN). À l’ICEM, on insiste sur le fait que l’évaluation peut être un moyen au service des apprentissages, plutôt qu’une fin, dans la mesure où elle permet à l’élève de savoir « où il en est ». À condition d’introduire l’autoévaluation et l’évaluation par les pairs. Elle ne peut se résumer à un geste descendant. Cette participation des élèves à leur évaluation, avec une dimension réflexive, serait l’une des garanties de la dimension formative de l’évaluation.

L’ÉVALUATION PAR COMPÉTENCES

Contre l’évaluation scolastique, il s’agit de se tourner vers une évaluation par compétences. Jean-Michel Zakhartchouk, pour le CRAP-Cahiers pédagogiques, a rappelé que la note est à la fois stressante, faussée et inefficace. Cependant, l’évaluation sans notes est ambigüe, le problème, au fond, étant celui des moyennes plus que des notes. Dans l’évaluation par compétences, il s’agit pour les élèves de savoir utiliser à bon escient des savoirs et savoir-faire et savoir les articuler (afin d’éviter la confusion entre la compétence et le simple savoir-faire). La participation des élèves est importante dans la définition des critères de réussite et dans la définition des compétences pour se les approprier.

Dans ce positionnement, on trouve l’idée qu’au fond, c’est la demande d’évaluation en elle-même qui pose problème, étant à la base une demande de visibilité, de dépliage, contrairement à la vie qui, pour se déployer, génère des espaces intérieurs au sein desquels tout n’est pas dépliable.

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