Le métavers, emblème des espaces virtuels immersifs et persistants (VIP), semblait destiné à transformer nos usages numériques. Pourtant, aujourd’hui, il suscite un mélange de scepticisme et d’enthousiasme.
Entre l’effondrement des promesses initiales et l’émergence de nouvelles dynamiques, une question se pose : le métavers est-il en déclin, ou assistons-nous à une phase de métamorphose ?
En 2024, la division Reality Labs de Meta, responsable du développement de matériel et de logiciels de réalité virtuelle (VR) et de réalité augmentée (AR), a affiché des pertes de 4 milliards de dollars sur un trimestre, atteignant un total de 58 milliards depuis 2020.
Dans le même temps, Microsoft a cessé la production de son casque de réalité mixte HoloLens 2,
Quand le métavers trouve sa raison d’être
Malgré une adoption lente, certains cas d’usage de la réalité virtuelle commencent à s’imposer progressivement. Cette technologie se distingue des approches traditionnelles par l’incarnation, qui donne la sensation d’habiter pleinement son avatar ; la présence sociale, qui crée l’impression de réellement interagir avec d’autres personnes ; et la non-médiation, qui efface la perception du média en tant qu’intermédiaire. Ces trois caractéristiques transcendent les outils traditionnels pour offrir une expérience plus réaliste et stimulante, ouvrant la voie à des usages novateurs et efficaces.
Vers un nouveau Web ?
Les technologies immersives ont le potentiel de dépasser les limites actuelles du Web en proposant des expériences plus intuitives, émotionnelles et captivantes. Elles ont également le pouvoir d’enrichir le réel. C’est finalement une évolution naturelle : un espace numérique tridimensionnel pour une espèce tridimensionnelle.