
Publié dans : Pédagogie
Dans le cadre d’une formation intitulée « Dynamiser son cours en pédagogie active et utiliser la ludopédagogie en classe », dispensée par le Cnam Pays de la Loire, l’objectif n’était pas seulement de dynamiser un temps de formation. Il s’agissait de faire vivre aux participants ce que peut produire une activité ludopédagogique : de l’engagement, des échanges, des émotions, du mouvement, mais aussi des règles, des contraintes et un objectif d’apprentissage. Cette première expérience préparait à une seconde étape : apprendre à détourner soi-même un jeu pour l’adapter à son propre contexte pédagogique.
Un jeu comme prétexte pour aborder des notions
L’activité était conçue autour de trois grandes questions : c’est quoi la ludopédagogie ? Pourquoi l’utiliser ? Comment la mettre en place ?
Les participants étaient répartis en équipes et disposaient de cartes “concepts” à faire deviner aux autres, ainsi que de cartes “jeu” qui imposaient une modalité : dessiner, raconter, mimer ou utiliser les symboles du jeu Imagine.
Ce principe permettait d’entrer dans le vocabulaire de la ludopédagogie sans commencer par une définition descendante. Les notions étaient d’abord manipulées, reformulées, représentées, testées. Une fois le mot trouvé, une définition pouvait être lue et complétée par un apport du formateur ou de la formatrice. Le jeu devenait ainsi une porte d’entrée vers l’acquisition des savoirs théoriques.
Cette mise en activité avait rapidement produit une dynamique collective. Les participants avaient échangé, ri, cherché ensemble, s’étaient déplacés dans l’espace et s’étaient engagés dans l’activité. Certains groupes avaient aussi souligné l’effet “energizer” du format : le jeu remettait le collectif en mouvement et créait un climat favorable pour la suite de la formation.
Vivre le détournement pédagogique d’un jeu avant d’en concevoir soi-même
L’intérêt de cette activité résidait également dans sa place au sein du déroulé pédagogique. Elle intervenait en amont d’un temps où les participants étaient eux-mêmes invités à détourner un jeu de leur choix. Avant de concevoir, ils expérimentaient donc une situation déjà détournée.
Ce que l’expérimentation a mis en évidence
Les retours recueillis montraient d’abord l’importance d’un cadre clair. Lorsque les règles étaient bien posées, la dynamique de jeu pouvait s’installer très vite. Les participants comprenaient ce qu’ils avaient à faire, osaient proposer, acceptaient la contrainte et entraient plus facilement dans l’activité.
Et si cette activité était à refaire !
Plusieurs ajustements pourraient renforcer l’activité. Le premier concerne le choix des mots à faire deviner. Pour mieux articuler le jeu et l’apport théorique, les cartes pourraient s’appuyer sur des notions plus complexes et plus directement issues du support transmis ensuite par le formateur-trice. Les définitions placées au dos des cartes pourraient également être enrichies, afin de soutenir une reprise plus approfondie.




